Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/06/2015

Honneur à celles et ceux qui ont combattu pour notre liberté

Récemment 4 grands noms de la résistance sont entrés au Panthéon : Germaine Tillon, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.

Vendredi un vibrant hommage a été rendu à Germaine Tillon à la citadelle de Besançon en même temps que le vernissage d'une exposition  "Les armes de l'esprit". En deux temps : l'hommage à Germaine Tillon a eu lieu dans la cour des Cadets où figurait son portrait et c'est devant les 4 poteaux d'exécution que Bernard Cazeneuve ministre de l'intérieur a prononcé un long discours pour saluer la mémoire de ceux qui ont combattu pour notre liberté. Au préalable Jean-Louis Fousseret maire de Besançon avait souligné avec la même ferveur patriotique que des femmes et des hommes ont été là pour notre liberté, et en se retournant Jean-Louis Fousseret montre ces 4 poteaux en disant "C'est ici que 16 résistants du groupe Guy Mocquet ont été fusillés le 26 septembre 1943".

Monsieur le maire, vous faites une erreur : 12 résistants appartenaient effectivement au groupe Guy Mocquet alors que les 4 autres appartenaient au groupe Marius Vallet.

Il est vrai que l'on entend toujours dans des discours, que l'on lit toujours sur différents articles de presse le groupe Guy Mocquet, le groupe Guy Mocquet mais rien sur le groupe Marius Vallet !

250 invités étaient présents sous un soleil de plomb et avant et après cette hommage les invités ont pu parcourir l'exposition.

Photos Jean-Jacques Compagnon

DSC_1343 (Personnalisé).JPG

DSC_1346 (Personnalisé).JPG

Les autorités dans la cour des Cadets

 

Hommage à Marie-Thérèse et Auguste Barrand

Samedi 6 juin en marge de la cérémonie en souvenir des combattants d'Indochine au monument aux morts de Longemaison (aux portes du pays du Haut Doubs) les autorités ont rendu un hommage solennel à Marie-Thérèse et Auguste Barrand. A l'époque de la résistance Auguste Barrand était maire du village. Parlant couramment l'allemand (appris lors de la guerre 14/18) il devait assumer son rôle de maire auprès de l'armée d'occupation (ordre de réquisition, ...) Mais dès le début il a caché, hébergé et nourrit clandestinement des réfractaires et des résistants notamment du groupe Guy Mocquet et des agents de renseignements du réseau Franco-Suisse Gilbert avec l'aide de son épouse Marie-Thérèse. Longtemps Marie-Thérèse et Auguste Barrand ont risqué leur vie.

Aujourd'hui l'amicale en souvenir du groupe Guy Mocquet a voulu leur rendre hommage. En présence des anciens combattants (il y avait 36 drapeaux), de la municipalité, de toute la population, des élus locaux et départementaux, des autorités militaires, du représentant du Souvenir Français,  une plaque apposée sur la façade de leur maison a été dévoilée.

Les très jeunes élèves d'une école de Orchamps-Vennes, sous la conduite de leurs professeurs, ont entonné un vibrant "Chant des partisans".

Cet hommage ne doit pas nous faire oublier ce que tous les autres ont fait pour conserver l'intégrité de notre territoire. Il y a tant d'oubliés !

Photos Jean-Jacques Compagnon

DSC_1364 (Personnalisé).JPG

Marie-Thérèse et Auguste Barrand

DSC_1374 (Personnalisé).JPG

La plaque apposée sur la façade de la maison familiale

 

02/05/2015

La guerre des boutons n'aura pas lieu

C'est le titre du film documentaire réalisé et produit par "Point du jour" qui sera diffusé ultérieurement sur la chaine de télévision ARTE.

Samedi 25 avril 2015 Marie Berthoumieu de ARTE, Frédéric Compain réalisateur et Luc Martin-Gousset producteur ont présenté en avant première ce film documentaire (durée 1 h 30) devant 300 invités à la salle des fêtes de Landresse. Tourné dans ce village théâtre du court passage de Louis Pergaud qui fût instituteur de 1905 à 1907 ce film documentaire retrace la vie d'antan par rapport  à celle d'aujourd'hui  avec la voix "off" du célèbre écrivain de La Guerre des Boutons.

Un film poignant de sincérité avec les interviews des jeunes, des agriculteurs, des chasseurs, des paysans ... et notamment Daniel Voynet alias le Barbizier dont la maman fut élève de Louis Pergaud et aussi  Marthe sa compagne (tous deux sont presque centenaires) avec leurs propos anecdotiques. Le monde rural n'a pas été oublié avec la présentation du comice agricole 2013 à Grandfontaine-sur-Creuse. C'est là d'ailleurs que j'ai connu l'équipe de tournage.

Un film documentaire à voir !  dès sa diffusion à la télévision.

Photo Jean-Jacques Compagnon

DSC_1300 (Personnalisé).JPG

A gauche un groupe d'ados acteurs dans ce film et qui portent les noms ou surnoms des héros du livre La guerre des Boutons

16/04/2015

100 e anniversaire de la disparition de Louis Pergaud

Pour connaitre la vie de Louis Pergaud reportez vous aux notes des 08/07/2012 et 08/11/2012.

Le 12 avril 2015 la disparition de Louis Pergaud a été commémorée. Un émouvant rassemblement a eu lieu au monument aux morts de Belmont (son village natal) en présence des autorités civiles et militaires et des habitants du secteur. La présence de 4 hommes habillés et équipés comme Louis Pergaud y était en 1914/1915 a été très remarquée. Le musée dédié à Louis Pergaud a ouvert gratuitement ses portes pour l'occasion et le public a pu se procurer des enveloppes et cartes avec le timbre édité spécialement pour cette occasion.  

Mobilisé à la déclaration de la guerre avec le grade de sergent Louis Pergaud, grâce à ses capacités de meneur d'hommes, a été promu sous-lieutenant en début 1915. Le 8 avril  1915 à Marchéville-en-Woëvre cote 233 le sous-lieutenant Louis Pergaud au 166 e d'infanterie, à la tête de sa section, est fauché par une pluie d'obus. Son corps n'a jamais été retrouvé. Il laisse sa jeune épouse Delphine Duboz/Pergaud originaire de Landresse et dont le grand-père était originaire de Domprel.

Ce dimanche 12 avril Bernard Piccoli président des amis de Louis Pergaud a donné une conférence devant 200 personnes en la salle polyvalente de Landresse pour expliquer la vie militaire du célèbre écrivain de la guerre des Boutons qui a été instituteur au village de 1905 à 1907 et en lisant notamment la correspondance très régulière avec son épouse depuis le champ de bataille.

En cours d'année plusieurs manifestations auront lieu là où Louis  Pergaud a séjourné avec notamment une journée de chasse de l'époque 1905/1907. Louis Pergaud prix Goncourt 1910 avec De Goupil à Margot s'est inspiré de ses deux année passées à Landresse pour écrire la Guerre des Boutons.

Photo Jean-Jacques Compagnon

DSC_1269 (Personnalisé).JPG

Les poilus en l'honneur au sous-lieutenant Louis Pergaud

Photo Wikipédia

Louis Pergaud militaire (Medium) (Personnalisé).jpg

Sous-lieutenant Louis Pergaud

 

19/02/2015

72 ans après Mercè et Nuria Trabado ont effectué un voyage mémoire sur les traces de leur grand-père Saturnino

Mercè 51 ans  et Nuria Trabado 46 ans sont venues tout spécialement de Barcelone pour connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino résistant du groupe Marius Vallet fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon.

Elles ne savaient que peu de chose : qu'il avait été embauché dans l'entreprise Carmille à Larnod et qu'il avait été fusillé avec 15 autres camarades dont mon oncle Jean Compagnon qui appartenait au même groupe. Elles ne savaient même pas où il était enterré.

Je les ai accueillies à la sortie de l'autoroute dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février. Je les ai guidées pendant les journées de dimanche et lundi.

Que d'émotion quand elles ont découvert là où il est enterré au cimetière militaire de Besançon Saint Claude. Elles ont déposé un modeste bouquet de fleurs et accroché à la croix la photo de son mariage.

L'après midi nous avons été reçus officiellement au musée de la résistance et de la déportation par Marie-Claire Ruet conservatrice du musée, François Marcot historien co-fondateur avec Denise Lorack de ce musée, Cécile Vast attachée au musée. C'est avec les larmes aux yeux qu'elles ont déposé un gerbe avec Jean-Louis Fousseret maire de Besançon devant les 4 poteaux d'exécution.

Le lundi dans le brouillard matinal qui montait depuis la vallée du Doubs elles se sont recueilles devant le monument du rocher de Valmy. Sur ce monument sont inscrits les noms de 20 martyres des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet. 16 ont été fusillés dont Saturnino Trabado. Les 4 autres ont été internés et n'en sont jamais revenus. Là dans un silence total elles ont entendu Claire Martin qui a interprété le chant des Partisans et l'Estaca (chant républicain Catalan). Après avec une petite-fille Carmille elles ont pu voir les anciens bâtiments de l'entreprise où leur grand-père travaillait et la maison où se tenait les réunions clandestines.

Dans l'après midi je les ai conduites à Cessey (mon village natal) où Mercè et Nuria ont découvert la plaque souvenir en la mémoire de leur grand-père qui était basé dans ce village pendant ses activités de résistance. Le maire du village les a reçu chaleureusement en mairie. Encore un grand moment d'émotion lors de la visite chez l'ancien maire qui a très bien connu Saturnino. Il leur a expliqué grâce à sa grande mémoire toutes les activités de la résistance sur le secteur. Elles ont pu voir la maison où leur grand-père se cachait. Sur le chemin du retour à Besançon nous sommes passé par Goux-sous-Landet, village à quelques kilomètres de Cessey, où Saturnino a résidé officiellement mais brièvement.

Elles reviendront dans l'intimité familiale cet été pour faire vivre à leurs enfants cette mémoire.

J'ai eu l'honneur le très grand honneur de préparer leur venue, de les recevoir et de les guider sur ces deux journées.

Je voudrais remercier toutes les autorités qui nous ont reçus ainsi que toutes celles et ceux qui m'ont aidé, épaulé dans cette préparation et qui m'ont accompagné durant ces deux journées notamment Marcel Simon et Jean-Jacques Clausse tous deux membres de famille de fusillés (Marcel Simon et Marcel Reddet).

Maintenant Mercè et Nuria connaissent le parcours de leur grand-père et savent où il repose.

Photos Jean-Jacques Compagnon

Voyage mémoire (6).JPG

Cimetière Besançon Saint Claude

Voyage mémoire (25).JPG

Au musée de la résistance et de la déportation

Voyage mémoire (42).JPG

Recueillement devant les poteaux d'exécution à la citadelle

IMGN7913 (Personnalisé).jpg

Emotion partagée avec Jean-Louis Fousseret maire de Besançon

(photo Nicolas Barreau Est Républicain)

 

Voyage mémoire (56).JPG

Rocher de Valmy

Voyage mémoire (95).JPG

Plaque souvenir à Cessey

08/02/2015

72 ans après Mercè et Nuria Trabado viennent sur les traces de leur grand-père Saturnino

Mercè 51 ans et Nuria 46 ans (deux sœurs) veulent connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino Trabado fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec 15 autres camarades de combat. Elles ne connaissaient rien de ce parcours si ce n'est sa présence au sein de l'entreprise Carmille à Larnod et son exécution à la citadelle.

Mercè cherchait et recherchait sur différents sites internet des informations sur le parcours de son grand-père. Par hasard elle est tombé sur ce blog et l'a laissé un commentaire. De fil en aiguille et de mails en mails nous avons parlé. Je lui ai fait part de mes connaissances mais aussi de mes recherches.

Le 14 février 2015 elles prennent la route depuis Barcelone pour Besançon. Dimanche 15 février à 11 h je les conduirai au cimetière militaire de Besançon Saint Claude sur la tombe de leur grand-père. L'après midi sera consacré à une réception au musée de la résistance et à un moment de recueillement devant les poteaux d'exécution en présence des responsables du musée et des autorités. Le lundi 16 matin sera réservé au recueillement à la stèle du rocher de Valmy où figurent 20 noms  dont ceux des 16 fusillés du 26 septembre 1943 (4 du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet). Les 4 autres ont été conduits en camp de concentration. Le lundi après midi nous irons nous recueillir devant la plaque souvenir à Cessey, village où Saturnino Trabado et son camarde Baltazar Robledo étaient basés pendant leur activité de résistants, qui rappelle le sacrifice de ces deux espagnols . Ensuite nous irons dans le village de Goux-sous-Landet (à quelques kms de Cessey) là où Saturnino Trabado habitait officiellement.

Tout au long de ces visites, outre les personnalités que nous rencontrerons, je serai accompagné par Marcel Simon neveu de Marcel Simon fusillé et de Jean-Jacques Clausse apparenté à Marcel Reddet lui aussi fusillé.

Un programme très très chargé !

Ces deux journées souvenirs ne nous feront pas oublier les 100 fusillés de la citadelle (de avril 1941 à août 1944).

Portrait scanné dans le livre de Cécile Vast " Je vais être fusillé ce matin "

Image (33) (Personnalisé) (2).jpg

Saturnino Trabado

09/11/2014

Nathalie nous a quittés

Dès 2009 j'ai écrit plusieurs notes dans la catégorie La maladie et le courage. Je parlais de Marie-Laure une mère de famille de 39 ans atteinte d'un cancer incurable et ses jours étaient comptés. Marie-Laure se battait pour que ses 4 enfants ne soient pas séparés. Elle est partie en aout 2009.

Vu de l'extérieur nous compatissons envers les familles mais quand cela arrive dans sa propre famille c'est encore plus difficile.

La femme de mon fils vient de nous quitter. Nous l'avons accompagnée hier pour son dernier voyage. Au cours d'une brève cérémonie civile au crématorium j'ai rendu hommage à Nathalie et j'ai lu un conte d'Amazonie qui parle de la vie et de la mort " Mais pourquoi pleurez vous". Elle allait avoir 44 ans le 22 novembre. Dans ce malheur qui vient de nous frapper, il y a eu une belle chose : Nathalie et mon fils Stéphane se sont mariés le 30 août de cette année. Une belle preuve d'amour !

Sacrée maladie que le cancer ! Une récidive et ça gagne le corps avec des souffrances incroyables .

Une amie a été atteinte du même mal il y a 12 ans avec récidive quelques années après. Elle a pu s'en sortir.

Françoise a une livre en gestation car elle a voulu parler de la maladie mais aussi de la réaction de l'entourage familial et des amis. Et aussi son admiration pour le corps médical si dévoué. Je l'ai quelque peu aidé et conseillé. Elle vient de me promettre de s'y remettre et de me laisser une place dans ce livre, son livre. Je le ferai pour rendre hommage à ma belle fille mais aussi aux autres personnes malades ainsi qu'à l'entourage familial.

DSC_0890 (Personnalisé).JPG

Adieu Nathalie

 

 

Pourquoi pleurez-vous ? (Conte d’Amazonie)

 On a tendance à penser que la mort est une décision divine…En fait, c’est l’homme lui-même qui décide de sa mort, même s’il ne s’en rend pas compte car cela vient du plus profond de son cœur et de son être…

Un jour donc, l’homme décide que son âme doit quitter son corps…il ne se rend compte de rien, travaille, mange et dort normalement, mais, quand cette décision est prise, les dieux du vent, de l’eau et de la terre viennent cueillir au coin de ses lèvres, durant son sommeil, son âme.

Ils la posent délicatement sur une fleur de lotus et vont l’offrir au dieu de la pluie ; celui-ci se demande bien ce qu’il peut faire d’une âme aussi petite et donc la refuse.

Les dieux du vent, de la terre et de l’eau installent donc cette petite âme dans une petite jarre et s’en occupent : ils la nourrissent de mots tendres, de senteurs portées par le vent, d’odeur des fleurs…et la petite âme grandit. Elle grandit tellement qu’elle se trouve à l’étroit dans cette jarre, alors les dieux la prennent délicatement et l’installent dans une jarre de taille moyenne. A ce moment-là, l’homme se sent fatigué mais peut encore aller dans sa vie… Les dieux nourrissent à nouveau cette âme qui grandit à son aise jusqu’à ne plus tenir dans cette deuxième jarre. Les dieux, contents comme des pères devant leur enfant, l’installent alors dans une troisième jarre, la plus grande qu’ils aient. A ce moment-là, l’homme s’alite, il sait que son temps est compté. Les dieux continue de la nourrir de mot d’amour, de tendresse, de senteur du vent…

Et puis vient le moment où l’âme se sent trop à l’étroit dans cette urne, alors les dieux du vent, de la terre et de l’eau ouvrent la jarre, l’homme à ce moment-là meurt et l’âme, acceptée par le dieu de la pluie jaillit… elle parcourt l’univers, vole aux quatre point cardinaux, pleure de joie à cette liberté trouvée, à cette vie qui est là …

Elle retourne alors au-dessus de ce corps qui l’a hébergée durant des années et se trouve surprise de voir la famille en pleurs et si triste ; « regardez-moi, je suis là, je suis libre, je vis… j’ai enfin trouvé ce que j’attendais depuis si longtemps, je suis immortelle !!! Pourquoi pleurez-vous ? Regardez-moi ! »

Mais chacun dans sa tristesse, personne ne lève les yeux…personne ne prend le temps de l’écouter…

Alors l’âme repart vers le monde de l’immortalité en questionnant « Mais pourquoi pleurez-vous ? Pourquoi pleurez-vous ? »

 

 

 

28/10/2014

Un dimanche à la chasse

 

Initié par la fédération départementale de la chasse la journée Un dimanche à la chasse avec pour slogan Chassez les idées reçues a été un succès.

L'AICA de Domprel/Grandfontaine-sur-Creuse présidée par Claude a reçu 13 invités de 71 à 14 ans non chasseurs dont votre serviteur.

Nous avons pu comprendre la chasse et les chasseurs qui sont en réalité des protecteurs de la nature. Equipés de gilets fluo nous avons suivis différentes équipes (chasse au petit gibier ou au gros gibier). La formation obligatoire des chasseurs, le règlement du prélèvement, la sécurité des armes, du tir, les miradors, la cohabitation avec les randonneurs dans la forêt ... tout a été expliqué.

Personnellement  j'en suis sorti presque entière enrichi (j'ai bien dit presque). Le seul hic que je puisse avoir c'est la chasse le dimanche, jour privilégié des randonneurs. Mais la forêt appartient à tout le monde !

Le clou de cette journée a été la brillante démonstration d'un chien de sang qui a, dans un temps record, trouvé l'emplacement d'un sanglier blessé à partir de l'endroit où il a été touché par un tir *.

Quelle belle convivialité au cours du repas pris en commun et dont le plat principal était du chevreuil.

Merci à l'AICA de Domprel/Grandfontaine-sur-Creuse pour cette magnifique journée.

* Les chiens de sang ne sont dressés que pour la recherche de gros gibier touché par un tir. Leurs maitres qui sont assermentés ne sont en général plus chasseurs et exercent bénévolement à la demande des chasseurs.

Photos Jean-Jacques Compagnon  

DSC_0831 (Personnalisé).JPG

Breffing

DSC_0849 (Personnalisé).JPG

Fin de la battue au gros gibier

DSC_0852 (Personnalisé).JPG

Les chasseurs et les invités admiratifs devant  Ynouck le chien de sang et son maitre

DSC_0841 (Personnalisé).JPG

Claude explique la nécessité d'un mirador pour le tir au gros gibier lors d'une battue

 

 

15/10/2014

La chapelle Saint Claude

Située en pleine campagne à 500 mètres de l'église Saint Lazare des Monts-de-Villers, commune de Villers-la-Combe, la chapelle Saint Claude, dédiée aux agriculteurs, avait été érigée il y a plusieurs siècles. En état de ruine elle a été démolie et reconstruite en 1935. A cette époque cela a été une innovation de la reconstruire en béton précontraint. L'architecte chargé de cette construction avait osé avancer ses idées.

Inaccessible par un chemin piétonnier, invisible de tous les côtés,  cette chapelle ne retenait plus l'attention des ouailles de la paroisse et évidemment aucun travail d'entretien n'a été entrepris depuis très très longtemps. Une paroissienne s'émeut de son état lamentable.

Cette dame espère mobiliser les paroissiens, la paroisse, les donateurs, les organismes qui peuvent amener des subventions pour pouvoir effectuer une rénovation complète de ce patrimoine local et paroissial.

Très petite de par ses dimensions elle porte bien l'appellation de chapelle car il y a un autel où le prêtre pouvait officier, les fidèles devant rester debout à l'extérieur. 

La paroisse des Monts-de-Villers regroupe 4 communes : Villers-la-Combe, Vellerot-les-Vercel, Villers-Chief et Germéfontaine.

Photos Jean-Jacques Compagnon

DSC_0804 (Large).JPG

La chapelle Saint Claude a subi les outrages du temps passé 

DSC_0811 (Large).JPG

L'église Saint Lazare vue depuis la chapelle

21/08/2014

Quelques jours de vacances au pays des portes du Haut Doubs

Marie, Joëlle et Flore, 3 générations, sont venues de Belgique accompagnées par le fidèle Picsou* passer quelques jours de détente à Domprel.

J'ai eu le plaisir de les accompagner et de les guider dans des sites touristiques les plus réputés du Haut Doubs.

Le mardi a été dédié à la visite de Villers-le-Lac (les 2 embarcadères des vedettes panoramiques), un belvédère donnant sur les méandres du Doubs. Après avoir garé la voiture sur le parking du Vion il a fallu pas moins de 30 minutes pour atteindre le site du Saut du Doubs et encore 15 minutes pour admirer cette belle cascade avec une petite ballade en territoire suisse. Le retour au parking a été quelque peu laborieux, ça grimpait, ça grimpait. Un petit encas, à la belge, a remis tout le monde en forme.

Au bout d'un long cheminement sur des petites routes au travers les forêts de sapins, avec un arrêt au belvédère du barrage franco-suisse du Chatelot, la visite du centre d'activités de la Combe Saint Pierre à Charquemont a été intéressante. Le repas francomtois du soir (saucisses de Morteau, roestis et cancoillotte) a remis tout le monde en forme.

Le mercredi matin Marie, Joëlle et Flore sont parti visiter le site du Peu de Laviron (12 kms de Domprel) situé à 920 m en altitude avec vue sur la plaine de la Haute Saône, les premiers contreforts des Vosges et vue sur les Alpes suisses et le Mont Blanc. En cours de route elles ont pu se rendre à la foire mensuelle de Pierrefontaine-les-Varans.  L'après midi a été consacré à la visite du site du Mont à Vercel (8 kms de Domprel) et de la célèbre chapelle Notre Dame des Malades avec le fameux tilleul au tronc creux qui accuse presque 900 ans d'âge. Et vers 17 h elles sont parties au Valdahon pour voir un spectacle de présentation de chevaux comtois sous chapiteau pendant que je gardais Picsou.

ET tout ceci avec un temps magnifique mis à part un petit orage passager mercredi soir vers 20 h.

Tout a une fin et il leur a fallu reprendre la route de la Belgique.

A leur arrivée lundi en fin d'apm il aura fallu solutionner un problème technique sur leur voiture de marque étrangère. Grâce à la compétence et la célérité du garagiste d'Eysson les pièces défectueuses ont été livrées dès le mardi en début d'apm  et la réparation effectuée aussitôt. On ne peut que féliciter ce garagiste et le recommander. 

* Picsou : ce n'est pas le célèbre avare des bandes dessinées mais un gentil, mignon et adorable petit chien (évitez de me demander la race je ne saurais pas l'écrire). Même qu'il a demandé "eh quand est ce que l'on revient chez JOJO" ouah ouah !

Photos Marie Adam

IMG_2950.JPG

Un belvédère qui surplombe le Doubs

le sommeil du juste.jpg

Quelle vie de chien !

 

IMG_3046.JPG

Le tilleul creux de la chapelle Notre Dame des malades

Photos Jean-Jacques Compagnon

DSC_0572.JPG

La cascade du Saut du Doubs

DSC_0562.JPG

Coté suisse

18/07/2014

En mémoire des FFI

17 juillet 1944 : un groupe de maquisards sort de l'ombre et prend contact avec un bataillon d'ukrainiens au lieu dit emblématique " Le Bémont " à Pierrefontaine-les-Varans. Cette rencontre formera les  FFI du secteur qui après deviendra la 1re armée Franc Comtoise et par après le 27e RI. Les maquisards, tous du secteur, ont en mémoire la terrible bataille du 18 juin 1940 à Pierrefontaine-les-Varans qui fit 42 morts dont 6 civils. Ensemble ils unissent leur volonté pour libérer le territoire de l'occupation ennemie.

En ce jour anniversaire une cérémonie du souvenir a eu lieu à la stèle FFI en présence des anciens combattants avec 15 drapeaux, des responsables du Souvenir Français, du maire du village, d'un représentant de l'armée française et de la population.

Au retour dans le village toutes les participants se sont arrêtés devant la plaque apposée sur la façade d'un bâtiment municipal proche de la mairie et rappelant le sacrifice de Jules Pommier. Ce même 17 juillet 1944 Jules Pommier 55 ans percepteur au village et résistant du groupe SRD 2 a été arrêté par l'armée d'occupation et emprisonné à Besançon. Jules Pommier est mort sous la torture le 1er aout. Son silence a sauvé le réseau de résistance.

Le Souvenir Français est une association reconnue d'utilité publique. Il est le gardien de la mémoire, l'entretien de la mémoire et le regard vers le futur en sensibilisant les futurs citoyens par des actions pédagogiques. Vous pouvez adhérer en vous adressant au responsable cantonal de votre secteur. Egalement vous pouvez visiter le site  http://le-souvenir-français.fr ou envoyer un mail à infos@le-souvenir-français.fr 

Photos Jean-Jacques Compagnon

DSC_0520.JPG

La stèle de Bémont en mémoire des FFI

DSC_0525.JPG

Jules Pommier, son silence a sauvé le réseau