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12/12/2021

Le maquis Jean COMPAGNON et son drapeau

Peu de personnes connaissaient l'existence du maquis Jean Compagnon et encore bien moins le drapeau du maquis Jean Compagnon. Jean Compagnon, le jeune paysan communiste de Chouzelot résistant du groupe Marius Vallet, a été fusillé avec ses 15 camarades le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon.

Venant d'Alsace Robert Braine, syndicaliste convaincu, membre du parti communiste et résistant de la 1re heure, est arrivé à Besançon en juillet 1944. Il a repris en main un groupe de maquisards sous le commandement FFI. Robert Braine alias le commandant Marceau (une avenue de Besançon porte désormais son nom) avait choisi le nom de ce maquis Jean Compagnon en référence syndicale et politique  à Jean Compagnon fusillé un an auparavant. Le drapeau était là en attente d’être brodé. Le 8 septembre 1944, dans la matinée, Robert Braine et son adjoint Louis Billot, sachant que Besançon était en cours de libération, patrouillaient dans le quartier de Montrapon à la recherche de poches ennemies. Brusquement Louis Billot a été touché par des ennemis embusqués. Quand Robert Braine s'est penché sur lui un milicien l'a abattu froidement d'une seule balle dans la nuque. Il a eu juste le temps de dire "Je meurs pour mes enfants, pour la France".

C'est ainsi que ce drapeau en attente de broderie est resté dans la famille Braine et remis récemment en lieu sûr dans un musée.

Même non brodé ce drapeau a une valeur mémorielle exceptionnelle pour Jean Compagnon et sa famille, pour le commandant Marceau et sa famille, pour les habitants de Chouzelot et pour les résistants. 

Un jour j'aurai l'honneur de présenter ce drapeau lors d'une commémoration.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Il devait être brodé

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Le commandant Marceau

A 4 croix blanches sur la gauche il y a les 2 croix blanches des espagnols Saturnino Trabado et Balthazar Robledo

 

28/11/2021

Le Chemin des Résistants 1941/1943

Larnod, Busy-Larnod, Vorges-les-Pins, Chouzelot par Le Mont Gardot, Cessey et Goux-sous-Landet :  les chemins empruntés par notamment Saturnino Trabado et Balthazar Robledo employés dans une entreprise de TP à Larnod et c'est là que ces deux résistants espagnols sont devenus experts en maniement d'explosifs.

Certaines réunions secrètes se tenaient dans une maison située en bordure de la grande route à Larnod mais il y avait un très grand risque d'être découverts. Les deux résistants espagnols qui étaient en contact avec une famille de Chouzelot ont du déplacer les réunions clandestines dans cette maison à Chouzelot située en haut du village. A cette époque la végétation arrivait jusque vers cette maison ce qui masquaient leur arrivée le plus souvent à pieds. Là ils retrouvaient le frère et la sœur de cette famille ainsi qu'un autre résistant de la Cote d'Or. Les consignes étaient données pour prévoir les actions des jours suivants (sabotages, tickets de rationnement ...)

C'est dans cette maison sous la houlette de Roger Bourdy alias "Philippe" (un chef FFI national) que le groupe Marius Vallet a été officiellement créé en septembre 1942 et les deux espagnols en étaient les responsables. L'absence d'archives internes à ce groupe est expliquée par le fait que ces deux espagnols ne pratiquaient pas ou très peu la langue française. Il y avait bien sûr quelques autres membres dans ce groupe Marius Vallet notamment de Besançon et Ornans. sans compter sur ceux qui aidaient à chaque demande, à chaque besoin. On les appelait les "travailleurs de l'ombre".

Pour brouiller les pistes les deux espagnols allaient se cacher dans différentes maisons à Cessey en traversant la rivière et aussi à Goux-sous-Landet. Beaucoup de kms à pieds et parfois à vélo notamment  Cessey/Goux-sous-Landet.

C'est ce cheminement que je veux faire ressortir avec les photos des différents villages, passages et rendre hommage aux résistants du groupe Marius Vallet, à la famille Compagnon qui était propriétaire de cette maison et saluer les communes de Chouzelot, Cessey et Goux-sous-Landet dont les habitants ont tant fait pour les résistants

Le point central de ce cheminement est cette maison à Chouzelot où tant de choses ont été créées. Cette maison était à mes grands-parents paternels et on y retrouvait dans la famille deux membres du groupe Marius Vallet : Jean et sa sœur France.

Mais voilà le propriétaire actuel de cette maison refuse de m'ouvrir la porte pour que je prennes des photos  de la cave et d'un silo à grains où se tenaient les réunions. Pourquoi ce refus : certainement une sombre histoire sur la création, il y a 4 ans, du drapeau Marius Vallet. Ce drapeau a été créé par la volonté de une personne qui a su embobiner d'autres personnes pour le financement sans contacter les familles des résistants fusillés du groupe Marius Vallet et s'autoproclamer porte-drapeau (voire les différentes notes dans le blog). On ne sait pas qui a fait quoi et comment.

A défaut de pouvoir pénétrer dans cette maison je pourrais intervenir avec un drone pour prendre la façade arrière de cette maison (porte de la cave).

J'ai mis 5 années de tractation envers les différents ministères pour voir les familles de ces deux espagnols fusillés recevoir à titre posthume au cours d'une réception grandiose la médaille de la résistance française.  J'espère pouvoir mener ce projet "Le Chemin des Résistants" à bien mais il me faut de l'aide et non des refus et des "bâtons dans les roues".

Photos Jean-Jacques Compagnon

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L'entrée des participants se faisait par la cave en façade arrière

Maison partiellement rénovée en extérieur mais l'intérieur est d’après les dires resté en l'état

Cette maison a un passé historique. 4 de ses usagers (1941/1943) ont été fusillés le 26septembre 1943 à la citadelle de Besançon et n'oublions pas la fille de la maison France dite Jofrette, elle aussi résistante du groupe Marius Vallet, internée en camp de concentration et qui a eu la chance d'en revenir en mai 1945.

 

Les 4 fusillés du groupe Marius Vallet connaissaient cette maison

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Paul Paqueriaud 35 ans

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Balthazard Robledo 35 ans

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Saturino Trabado 32 ans

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Jean Compagnon 22 ans

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France Compagnon dite Jofrette

Elle a eu la chance de revenir en mai 1945

La maison que je cite était la maison de Jean et sa sœur France

 

Saturnino Trabado

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Les vendanges à Cessey en septembre 1942

Au centre avec un tablier Saturnino Trabado

A sa droite Denis un sympathique nonagénaire de Goux-sous-Landet qui aujourd'hui se rappelle très bien de cette journée de vendanges. Il avait à l'époque 10 ans.

A chaque venue dans le secteur ses petites filles Mercé et Nuria tiennent à venir saluer celui qui a côtoyé leur grand-père.

 

 

NB photos soumises à autorisation

 

 

 

 

 

 

03/10/2021

78 e anniversaire des 16 fusillés de la citadelle de Besançon

26 septembre 1943, 26 septembre 2021

Cela fait 78 ans jour pour jour que 16 résistants sont tombés  sous les balles du peloton d’exécution de l'armée d’occupation. 4 appartenaient au groupe Marius Vallet (Saturnino Trabado, Balthazar Robledo tous deux espagnols, Paul Paqueriaud et Jean Compagnon et les 12 autres appartenaient au groupe Guy Mocquet. Traditionnellement une cérémonie est organisée au monument aux morts de Larnod. Gérée par l'ordonnateur responsable de l'amicale en souvenir du groupe Guy Mocquet cette cérémonie rassemble beaucoup de monde. Les cartons d'invitations ont en en-tête le préfet, le maire et l'ordonnateur. Mais depuis bien longtemps les familles des fusillés du groupe Marius Vallet dont 2 familles espagnoles ne sont pas invitées. Cette année en juin j'avais demandé expressément au maire de Larnod que nous, les familles des fusillés du groupe Marius Vallet, puissions recevoir une invitation officielle. Je n'ai jamais eu de réponse, ce que je prends pour un refus de la part de l'ordonnateur qui gère son carnet d'invités comme bon lui semble. Alors nous avons décidé de faire nous même notre cérémonie du souvenir qui a été relayée en deux fois dans la presse.

Mercé Trabado, petite fille de Saturnino, est venue depuis Barcelone pour honorer son grand-père et les autres. Elle tenait à être ici en ce jour du 78e anniversaire.

Le 26 à 8 h 30, heure à la quelle le dernier groupe de 4 résistants est tombé, nous étions là pour déposer une gerbe Marius Vallet. Il y avait là Mercé Trabado, Marcel, Jean-Jacques, Bernard, Flo*et Alain, Jean-Louis et j'ai dit quelques mots. Un peu plus tard nous nous sommes retrouvés à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude devant les croix blanches de Saturnino et Balthazar. Cécile du musée de la Résistance et de la Déportation est venue se joindre à nous et j'ai prononcé un discours. J'ai pu faire découvrir à Mercé, Flo et Alain la crypte de la Chapelle des Buis où sont inscrits 6300 noms de héros de la résistance des 4 départements. Malheureusement il y manque les noms des 2 espagnols. Le frère franciscain responsable de la crypte nous a promis de faire le nécessaire pour réparer cet oubli. Dans l'après midi j'ai conduit Mercé, Flo et Alain à Cessey pour se recueillir devant la plaque commémorative des espagnols et nous avons rencontré à la demande de Mercé un presque nonagénaire qui, à l'age de 10/11 ans a connu Saturnino dans le village de Goux-sous-Landet. Un moment de grande émotion !

Photos Jean-Jacques Compagnon

 

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Rocher de Valmy Mercé dépose la gerbe Marius Vallet

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La gerbe Marius Vallet et celle du Souvenir Français

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Mercé Trabado

 

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Avec recueillement

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Cécile, Mercé avec le Souvenir Français

 

 

 

Jean Torrès *

 Jean Torrès la papa de Flo était lui aussi réfugié politique espagnol. Il a côtoyé dans la résistance le groupe Marius Vallet et il était devenu ami de Saturnino et Balthazar, ses compatriotes.

Articles de presse ER des 23, 27 et 29 septembre

 

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23/06/2021

Le soldat polonais Tadeusz KACZMAREK exhumé de l'oubli

(Voir note du 01/05/2020 Où est passée la sépulture de Tadeusz Kaczmarek)

Tadeusz Kaczmarek soldat polonais de la 2e division des chasseurs à pieds âgé de 19 ans grièvement blessé lors de combats à Ouvans (25) le 18 juin 1940 est mort à Domprel le même jour après avoir reçu l’extrême onction de la part de l'abbé Saillard. Sa sépulture est restée jusqu'en juillet 1970. L'exhumation a été réalisée de nuit en catimini (aucun document d'exhumation dans les archives). La sépulture de ce héros polonais a rejoint le cimetière  de Damprichard où 5 autres sépultures étaient là. Plus tard une stèle a été érigée en mémoire des 56 soldats polonais morts au combat dans le secteur. La plupart sont enterrés en Suisse.

Il nous aura fallu presque un an et demi de recherches pour retrouver cette sépulture. Le musée des armées, le Souvenir Français, un généalogiste reconnu, les anciens du secteur ont cherché et encore cherché pour enfin dénicher l'information tant recherchée : la sépulture avait été exhumée et transférée  à Damprichard et personne ne savait ou ne voulait le dire en raison du manquement administratif.

Sur proposition du Souvenir Français qui rénovait le monument aux morts du village un plaque en souvenir de ce héros a été scellée sur le monument. Le dévoilement officiel de cette plaque maintes fois reportée en 2020 a eu lieu de vendredi 18 juin 2021. Les maires des deux villages ont reçu les représentants du Souvenir Français, le général de brigade Alain Depardieu dont l'épouse est originaire de Pologne, les anciens combattants, l'ONAC, la population ...

Le général a parlé des batailles du 18 juin 1940 dans le secteur et rappelé la vie de ce jeune soldat polonais de la 2e division de chasseurs à pieds mort à 19 ans sur le sol de France.

Claire Humbert née Philippe avait 12 1/2 ans à l'époque. Elle se rappelle très bien de ce jeune soldat polonais qui lui a, dit avant de mourir dans un bon français "Au revoir mademoiselle Suzie".  Claire 93 ans a eu l'immense honneur de dévoiler cette plaque.

Voilà maintenant le nom de ce jeune soldat polonais scellé sur le monument aux morts de Domprel. Que sa mémoire reste !

Les écrits et les photos de cette cérémonie seront transmis à la famille en Pologne. Et plus tard nous aurons l'honneur de guider cette famille sur les traces de leur héros.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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La plaque Tadeusz Kaczmarek

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L'appel des morts

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Le général Alain Depardieu

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Claire Humbert et le président du SF Valdahon

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Claire Humbert a dévoilé la plaque Tadeusz Kaczmarek

 

02/07/2020

80 années déja ! Hommage à Elie Normand.

Le 18 juin 1940 alors que de nombreuses batailles avaient lieu dans les villages des alentours, Pierrefontaine-les-Varans était envahi par l'armée d’occupation et par l'armée française appuyé par un bataillon de soldats polonais qui protégeait les autres villages.

Pour des raisons de vengeance personnelle l'armée d'occupation est venue extraire Elie Normand maire de La Sommette à son domicile par devant sa famille. Embarqué manu miitari par deux soldats d'occupation dans un sidecar (protégé par un camion bourré de soldats lourdement armés, Elie Normand fut débarqué à l'entrée de Pierrefontaine-les-Varans et muni d'une perche avec un drapeau blanc il reçu l'ordre de descendre à pieds la rue et évidemment, étant tellement visible, la première rafale fut pour lui. Son corps ne fut retrouvé que le lendemain.

Une stèle a été érigé à l'endroit où il est tombé et une rue porte son nom. Pierrefontaine-les-Varans lui a rendu hommage au travers d'une longue émission radio à Radio Collège Pergaud, la radio associative de collège. Un office religieux a précédé une cérémonie aux monuments aux morts où le sous-préfet et le maire ont longuement conversé avec la famille Normand.

Le matin la municipalité de La Sommette a tenu a rendre hommage à celui qui était maire en 1940. Le maire a détaillé les circonstances de sa mort et a déposé une gerbe tricolore. Les deux filles encore en vie Raymonde qui va sur sa 101e année et Geneviève qui va sur sa 93e année étaient là en se rappelant ce 18 juin 1940 où elles ont vu leur père Elie embarqué par l'ennemi. Son nom figure au monument aux morts, un plaque rappelle son souvenir dans la salle du conseil à la mairie et une rue porte son nom.

Ce devait être une grande cérémonie du souvenir  mais les réglementations sanitaires ne l'ont pas permis.

Une excuse pour les absents ! Le devoir de mémoire se perd de plus en plus ! même dans la famille !

Elie Normand est mort en héros dans le cadre de ses fonctions de maire.

 

Photo Jean-Jacques Compagnon

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Honneur, souvenir et respect

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Elie Normand avait 62 ans

02/05/2020

Nos héros au quotidien face à la pandémie Covid 19

Depuis presque 2 mois la France et ses territoires, mais aussi bon nombre de pays de différents continents, se battent contre la propagation du virus. Des milliers de morts dont 23500 en France. Des mesures exceptionnelles ont été mises en place. Le personnel médical de tous grades est à rude épreuve et subit, lui aussi les assauts du virus en y laissant parfois leur vie.

Médecins, infirmières, aides soignants, personnel de service hospitalier, pompiers, ambulanciers, pilotes d'hélicoptère, d'avion ...  méritent le soutien et le respect de toutes et tous

Mais sans oublier tous les autres qui sont au service des malades : service d'aide à la personne, CCAS ... sans oublier tous ceux qui se soucient du bien être de la population dans les villages : épicier ambulant, boulanger, porteur du journal à domicile, les services de la poste qui ont augmenté les capacités de distribution, sans compter sur le voisin qui se soucie de son voisin ...

On voit de part et d'autre différentes actions de soutien envers ces personnes tellement méritantes.

A Laviron, petit village de 400 habitants, les habitants du lotissement du Peu ont confectionné sur l'idée de Marie-Jeanne et Daniel une simple pancarte qui a été accrochée à un arbre. Dans trois angles de cette pancarte il y a des fleurs bien de chez nous et dans l'autre angle un papillon invite à gambader librement quand le confinement sera terminé.

Je vous laisse le soin de découvrir cette pancarte.

Photo Marie-Jeanne

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01/05/2020

Où est passée la sépulture de Tadeusz KACZMAREK

Modifié le 01 mai 2020 : La perspicacité des uns, la ténacité des autres ainsi qu'une volonté commune d'arriver à un résultat de recherches nous ont permis de vous annoncer que la sépulture de Tadeusz KACZMAREK vient d'être formellement localisée non pas au cimetière de Domprel mais dans une tombe regroupant 56 soldats polonais tombés au champ d'honneur dans toute la région. Le monument des Polonais comme l'appellent les gens de DAMPRICHARD. 50kms entre Domprel et Damprichard.

A la demande des autorités cette commune avait accepté le transfert des dépouilles polonaises. Tadeusz KACZMAREK, mort et enterré à Domprel le 19 juin 1940a été exhumé en début 1970 (ce qui correspond à la dernière vision de sa tombe) pour rejoindre ses compatriotes au cimetière de DAMPRICHARD.

D'autres informations vous parviendrons ultérieurement

Honneur à nos héros.

Merci à Antoine de Paris, à Alain généalogiste et au Souvenir Français de m'avoir soutenu en participant aux différentes recherches.

Photo Jean Bouquin CLP du secteur

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La stèle en mémoire des soldats polonais

le nom KACZMAREK figure en 9e position en partant du bas bandeau de gauche

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Modifié le 15 avril 2020 : Les seuls documents en notre possession sont : l'acte de décès du soldat polonais (18 juin 1940) établit par le maire du village en début juillet 1940, un papier polonais (traduit en français) qui prouve que ce soldat est bien mort à Domprel et enterré au cimentière du village et un courrier de novembre 1958 du maire de Domprel envers le ministère qui certifie que la sépulture est bien en place et parfaitement bien entretenue. Le dernier souvenir des uns et des autres sur la vision de cette tombe (la croix avec le casque posé dessus) remonte à 1969/1970. Cette tombe a du être rasée. Quand au casque il a du être prélevé pour enrichir une collection personnelle ou alors enseveli dans la sépulture. Sa découverte nous apprendrait beaucoup.

Avec l'accord des municipalités (Domprel et Grandfontaine-sur-Creuse) le Souvenir Français va rénover le monument aux morts et les municipalités vont apposer une plaque en mémoire de ce héros polonais "Mort pour la France". Mais nous devons retrouver cette sépulture rasée.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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C'est dans le secteur de cette tombe isolée que la sépulture du soldat polonais devrait se trouver

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Monument aux morts intercommunal

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17/18 juin 1940. Les batailles faisaient rage dans tous le secteur aux portes du Haut Doubs : Pierrefontaine-les-Varans, Villers-Chief, Aissey, Fuans, Ouvans ... bizarrement le secteur de Domprel semblait épargné !

C'est pourquoi un soldat polonais Tadeusz Kaczmarek né le21octobre 1921 1re classe du centre des militaires polonais de Bressuire blessé très grièvement à Ouvans a été rapatrié par ses camarades à Domprel chez un agriculteur le 18 juin 1940. Malheureusement après l’extrême onction par l'abbé Saillard il devait décéder dans la nuit. Il a été enterré au cimetière du village et les anciens se rappellent de la croix qui supportait son casque. Brusquement le corps a été exhumé et parti pour un lieu inconnu (environ 15 ans après). En ce moment il n'y a aucune trace dans les archives si ce n'est le certificat de décès établi le 4 juillet 1940. Les deux nécropoles de Besançon et Rougemont ne connaissent pas ce soldat polonais.

Il semblerait donc que ce soldat polonais appartenait à un bataillon de la légion étrangère venant de Bressuire. Le bureau des anciens de la légion vient d'être contacté.

Je fais le relais pour essayer de récolter des informations sur cette sépulture déplacée et introuvable. Alors si vous avez des renseignements pouvant nous aider n'hésitez pas à me contacter par commentaire sur ce blog. Ensemble pensons à la famille polonaise qui recherche cette sépulture.

 

 

 

 

22/09/2019

76 années après ils reçoivent la médaille de la Résistance Française

Modifié le 26 septembre 2019 à 17 h 10

Aujourd'hui cela fait 76 ans que 16 résistants ont été fusillés. Comme tous les 26 septembre, j'étais ce matin à 8 h 30, à l'heure où le dernier groupe a été fusillé à la Citadelle de Besançon,  au rocher de Valmy pour y déposer une petite gerbe aux couleurs françaises et espagnoles. Mon ami Marcel était avec moi.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Stèle du rocher de Valmy surmontée d'une croix de Lorraine

La stèle du rocher de Valmy a été érigée en souvenir des 16 fusillés et des 4 résistants morts en déportation à partir de 1946 par les rescapés des deux groupes sur une proéminence en bordure de la nationale 83 commune de Avanne (passage obligé par Larnod). Inauguration officielle en 1948 devant une foule considérable. Au jour d'aujourd'hui il reste un résistant ayant participé à cette construction et qui va avoir 97 ans.

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On aurait pu les appeler les "Oubliés de la Nation"

 

Le 15 février 2015 Mercè et Nùria Trabado effectuaient un formidable voyage mémoire. Elles voulaient connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino héros de la résistance et fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon. (voir les notes des 08 et 19 février 2015).

A la suite de ce voyage mémoire votre blogueur qui avait guidé Mercé et Nùria découvre que Saturnino Trabado et son compatriote Balthazar Robledo lui aussi fusillé n'ont été déclarés "Mort pour la France" que le 16 août 1983 soit 40 années après. Après vérification ils n'ont reçu évidemment aucune médaille. Il n'en fallait pas plus pour que j'entame les démarches auprès des différents ministères et d'autres organismes dès mai 2015. Un parcours long, très long, semé d'embûches, de désappointements. En effet j’apprends en fin 2017 que rien n'est possible car une consigne datant de 1983 dit qu'il y a trop de temps passé entre le moment où les résistants ont été fusillés, le moment où ils ont été déclarés "Mort pour la France" et le moment de mes démarches. Il aura fallu l'intervention d'un député auprès de la secrétaire d'état de la ministre des armées pour que la situation de débloque. Entre temps Mercé Trabado de Barcelone a retrouvé les descendants de Balthazar Robledo dans la région de Bilbao.

Le 11 février 2019 je reçois un courrier m'informant que le ministère des armées sur avis très favorable de la commission nationale de la médaille de la résistance française attribue aux deux résistants espagnols cette médaille. Dès que le décret présidentiel a été signé il me fallait proposer une date et un lieu de cérémonie. Les familles espagnoles ont émis le vœu que cette cérémonie ait lieu à la citadelle devant les 4 poteaux d'exécution. D'emblée la date du 8 septembre 2019 a été acceptée et qui correspondait à la cérémonie de commémoration du 75 e anniversaire de la libération de Besançon. 4 mois de préparation, de discussion avec le délégué militaire adjoint du Doubs et le commandant de garnison. Il fallait respecter la rigueur militaire même avec des civils qui allaient recevoir à titre posthume les décorations. J'avoue que j'ai eu des périodes d'abattement et de doute. Je voyais mal les familles espagnoles au milieu des militaires mais le lieutenant-colonel et le commandant ont su me mettre en confiance. Et mes amis des médaillés militaires et du Souvenir Français me soutennaient.

Enfin le grand jour est arrivé. Mercé Trabado petite fille de Saturnino et Baltasar Robledo neveu de Balthazar se sont pliés avec aisance à cette rigueur militaire.

Et quand le général Baptiste délégué national de l'Ordre de la Libération a prononcé la phrase rituelle "Au nom du président de la république ..." j'étais dans un autre monde et ce n'est qu'après que j'ai réalisé d'être au bout de presque 4 années de galère et de voir les familles espagnoles recevoir ces médailles pour le courage et l'abnégation de leurs aïeux.

Beaucoup de personnalités militaires, politiques, associatives, préfectorales ...sont venus féliciter les familles espagnoles. Brigitte Quichon consul honoraire d'Espagne était auprès de ces familles et elle a dit "soyons fiers de ce qu'ils ont fait pour la France". C'est à ce moment là que j'ai eu une pensée pour ma mère elle aussi réfugiée politique espagnole et qui a bien connu Saturnino et Balthazar.

Mercé Trabado et moi même, nous entamons des démarches pour présenter une petite exposition sur le sacrifice des résistants. Cette exposition se fera à Barcelone, je pense au printemps 2020.

NB : Saturnino Trabado et Balthazar Robledo réfugiés politiques espagnols sont arrivés en France en 1939. Et se sont mis au service de la résistance dans le secteur de Larnod/Chouzelot/Cessey. Leurs capacités opérationnelles ont permis à la création du groupe Marius Vallet dont ils ont eu la responsabilité. Ils reposent à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Fleurissement offert par le Souvenir Français

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Cadeaux du Souvenir Français

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Familles Robledo à gauche et Trabado à droite

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Stèle du rocher de Valmy

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Réception en mairie de Cessey

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Balthazar Robledo

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Mercé Trabado

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Mercé Trabado et Balthazar Robledo

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Le général, le préfet et le maire

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Tellement émue Mercé a demandé à Cécile de lire son discours

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Une musique exceptionnelle  pour le Chant des Partisans

 

Il est dommage que celui qui a créé le drapeau Marius Vallet en 2018 et qui le détient aie refusé de venir à la Citadelle.

 

11/11/2018

Les sapeurs pompiers honorent leurs poilus

Un important travail sur le plan national avait été fait pour recenser les poilus qui étaient pompiers dans leurs villages morts au champ d'honneur ou dans des hôpitaux en arrière des lignes.

La fédération nationale des sapeurs pompiers français a voulu les honorer en ce centième anniversaire de l'armistice.

Au cimetière militaire de Besançon Saint Claude 9 poilus  y reposent parmi les 1200 sépultures. 3 d'entre eux sont du département du Doubs. Ces poilus sont décédés des suites de blessures dans des hôpitaux de la région après avoir été transférés depuis les lignes de combats.

Le colonel Petit directeur adjoint SDIS 25,  le capitaine Caillaud adjoint au chef de centre de Besançon Centre, quelques pompiers en activité, des anciens et des jeunes sapeurs pompiers (JSP) étaient présents.

Après un rassemblement devant le monument à la gloire des poilus et la lecture des messages, les JSP ont déposé devant chaque sépulture une fleur. Un grand moment d'émotion pour tous. Les JSP ont pu mesurer ce qu'est le devoir de mémoire envers nos héros.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Devant le monument à la gloire des poilus

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Moment d'émotion pour ces jeunes sapeurs pompiers

 

 

27/09/2017

74e anniversaire des 16 fusillés de la Citadelle

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Le 26 septembre 1943 4 résistants du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet tombaient sous les balles du peloton d’exécution des troupes ennemies. 

Tous les ans une cérémonie du souvenir à lieu à la stèle du rocher de Valmy. Depuis 2014 cette cérémonie officielle a lieu au monument aux morts de Larnod sur décision de "l'ordonnateur" de cette cérémonie qui en 2013 a fait ériger avec les deniers publics une stèle en mémoire des 31 résistants du groupe Guy Mocquet. Lors de l'inauguration en grand pompe de cette stèle il y avait parmi ces 31 noms le nom d'un survivant qui a participé à cette inauguration. Il faut préciser que c'est une histoire de famille entre ce survivant et "l'ordonnateur". Il aurait été judicieux d'y associer les 4 résistants du groupe Marius Vallet voir même les noms des autres résistants de ce groupe. Mais voilà "l'ordonnateur" a fait, une fois de plus, comme il a voulu et il a su mettre dans sa "poche" les investisseurs.

Depuis trois années je demande, en temps que représentant des familles du groupe Marius Vallet, d'être associé officiellement aux cérémonies et aux décisions les concernant mais voilà ça ne plait pas à "l'ordonnateur" qui gère l'organisation comme il veut et l'envoi des invitations officielles aux autorités et aux amis des amis. Je précise que tout se fait pour le groupe Guy Mocquet mais rien pour le groupe Marius Vallet. Il semble bien que les nombreuses autorités politiques, civiles et militaires invitées n'y voient que du "feu".

Ne voulant pas être au milieu de cette mascarade cette année j'ai pris la difficile décision de ne pas assister à la cérémonie du dimanche 24 septembre aux monuments aux morts du village et au dépôt de gerbe le jour avant au rocher de Valmy où 2 gerbes avaient été déposées. Un hommage c'est le jour anniversaire mais pas 3 jours avant !

Par contre je me suis rendu seul au rocher de Valmy le mardi 26 septembre au matin à l'heure (entre 7 h 36 et 8 h 25) où il y a 74 ans nos héros étaient fusillés à la Citadelle de Besançon. Quelle émotion quand j'ai égrené, seul, les noms de nos héros Morts pour la France et après quand j'ai conversé par téléphone à Barcelone avec la petite fille d'un résistant espagnol fusillé.

 

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Photos Jean-Jacques Compagnon

le 26/09/2017 à 8 h 28 et 8 h 40

Le mât des couleurs était dépouillé du drapeau