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11/11/2018

Les sapeurs pompiers honorent leurs poilus

Un important travail sur le plan national avait été fait pour recenser les poilus qui étaient pompiers dans leurs villages morts au champ d'honneur ou dans des hôpitaux en arrière des lignes.

La fédération nationale des sapeurs pompiers français a voulu les honorer en ce centième anniversaire de l'armistice.

Au cimetière militaire de Besançon Saint Claude 9 poilus  y reposent parmi les 1200 sépultures. 3 d'entre eux sont du département du Doubs. Ces poilus sont décédés des suites de blessures dans des hôpitaux de la région après avoir été transférés depuis les lignes de combats.

Le colonel Petit directeur adjoint SDIS 25,  le capitaine Caillaud adjoint au chef de centre de Besançon Centre, quelques pompiers en activité, des anciens et des jeunes sapeurs pompiers (JSP) étaient présents.

Après un rassemblement devant le monument à la gloire des poilus et la lecture des messages, les JSP ont déposé devant chaque sépulture une fleur. Un grand moment d'émotion pour tous. Les JSP ont pu mesurer ce qu'est le devoir de mémoire envers nos héros.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Devant le monument à la gloire des poilus

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Moment d'émotion pour ces jeunes sapeurs pompiers

 

 

27/09/2017

74e anniversaire des 16 fusillés de la Citadelle

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Le 26 septembre 1943 4 résistants du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet tombaient sous les balles du peloton d’exécution des troupes ennemies. 

Tous les ans une cérémonie du souvenir à lieu à la stèle du rocher de Valmy. Depuis 2014 cette cérémonie officielle a lieu au monument aux morts de Larnod sur décision de "l'ordonnateur" de cette cérémonie qui en 2013 a fait ériger avec les deniers publics une stèle en mémoire des 31 résistants du groupe Guy Mocquet. Lors de l'inauguration en grand pompe de cette stèle il y avait parmi ces 31 noms le nom d'un survivant qui a participé à cette inauguration. Il faut préciser que c'est une histoire de famille entre ce survivant et "l'ordonnateur". Il aurait été judicieux d'y associer les 4 résistants du groupe Marius Vallet voir même les noms des autres résistants de ce groupe. Mais voilà "l'ordonnateur" a fait, une fois de plus, comme il a voulu et il a su mettre dans sa "poche" les investisseurs.

Depuis trois années je demande, en temps que représentant des familles du groupe Marius Vallet, d'être associé officiellement aux cérémonies et aux décisions les concernant mais voilà ça ne plait pas à "l'ordonnateur" qui gère l'organisation comme il veut et l'envoi des invitations officielles aux autorités et aux amis des amis. Je précise que tout se fait pour le groupe Guy Mocquet mais rien pour le groupe Marius Vallet. Il semble bien que les nombreuses autorités politiques, civiles et militaires invitées n'y voient que du "feu".

Ne voulant pas être au milieu de cette mascarade cette année j'ai pris la difficile décision de ne pas assister à la cérémonie du dimanche 24 septembre aux monuments aux morts du village et au dépôt de gerbe le jour avant au rocher de Valmy où 2 gerbes avaient été déposées. Un hommage c'est le jour anniversaire mais pas 3 jours avant !

Par contre je me suis rendu seul au rocher de Valmy le mardi 26 septembre au matin à l'heure (entre 7 h 36 et 8 h 25) où il y a 74 ans nos héros étaient fusillés à la Citadelle de Besançon. Quelle émotion quand j'ai égrené, seul, les noms de nos héros Morts pour la France et après quand j'ai conversé par téléphone à Barcelone avec la petite fille d'un résistant espagnol fusillé.

 

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Photos Jean-Jacques Compagnon

le 26/09/2017 à 8 h 28 et 8 h 40

Le mât des couleurs était dépouillé du drapeau

15/07/2017

La stèle du Rocher de Valmy a été taguée

Stupeur au Rocher de Valmy ! La plaque portant 20 noms de nos héros de la résistance, dont 16 fusillés le 26 septembre 1943 (4 du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet) et 4 résistants morts en déportation, a reçu des graffiti écrits au stylo feutre indélébile.

Photos Jean-Jacques Compagnon

 

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Ça veut dire quoi ?

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1 E à la place d'un 0 et le dernier E semble venir d'un autre alphabet

Le nom est déformé

Une insulte envers nos héros des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet qui ont défendu notre territoire face à l'invasion ennemie et qui ont payé de leur vie leur amour pour la patrie.

Une insulte envers Pierre Brossolette résistant de la 1ere heure, ennemi juré de Jean Moulin préfet proche du général de Gaulle mais chacun a combattu à sa manière dans la résistance pour notre patrie. Pierre Brossolette (alias Paul Boutet) s'est suicidé pour ne pas parler sous la torture le 22 mars 1944 dans les locaux de la gestapo à Paris. Pierre Brossolette est, enfin, rentré au Panthéon en 2015. Jean Moulin est entré au Panthéon en décembre 1964.

Une première plainte a été déposée en nom propre de l'amicale en souvenir du Groupe Guy Mocquet dès le 7 juillet. Il aurait été judicieux de le faire en étroite collaboration avec ceux qui perpétuent le souvenir du Groupe Marius Vallet.

Une deuxième plainte a donc été déposée le 10 juillet au nom des familles des fusillés du groupe Marius Vallet que j'ai l'honneur de représenter.

L'enquête est en cours. Ces graffiti seront prochainement effacés par les services techniques de la mairie de Avanne.

N'oublions pas que en 2015 et 2014 des gerbes de fleurs déposées lors des cérémonies de septembre en mémoire des 16 fusillés de la Citadelle ont été jetées dans le ravin.

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Article rédaction Besançon et photo du correspondant de Fontain

Larnod a toujours été connu pour être le centre névralgique de la résistance avec la commune de Chouzelot, un chemin forestier qui démarre dans la vallée vers Busy/Larnod conduit en passant à proximité du Mont Gardot directement à Chouzelot. En cours de route dans ce chemin on y rencontre 2 monuments en mémoire de la guerre de 1870. De Larnod partaient la plupart des actions de sabotage contre l'ennemi. Tous les villages des alentours ont été impactés par les actions des résistants.

La stèle du rocher de Valmy, située sur une proéminence en bordure de la RN 83 et qui surplombe la vallée du Doubs, est bien sur la commune de Avanne mais l'accès se fait obligatoirement par la commune de Larnod.

Elle a été édifiée à la fin des hostilités par tous les survivants  des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet en souvenir des 16 fusillés et des 4 morts en déportation. Les pierres constituant l'ossature ont été ramassées ici et là dans la forêt.

Le 26 septembre (ou le dernier dimanche de septembre) à Larnod la mémoire envers les 16 fusillés de la Citadelle et des 4 morts en déportations (dont les noms sont inscrits sur la stèle du Rocher de Valmy) fait l'objet d'une cérémonie du souvenir. C'est donc la cérémonie des fusillés de la Citadelle et non des résistants de Larnod (comme on peut l'entendre à chaque fois). Bien entendu cette cérémonie du souvenir se porte aussi vers tous les résistants qui ont payé de leur vie (il y a eu 100 fusillés de 1940 à juillet 1944 à la Citadelle).

 

 

27/04/2017

Le Souvenir Français

Le Souvenir Français est présent dans tous les cantons. Une de ses principales missions est l'entretien des sépultures de militaires tombés au combat dans les différentes guerres passées. Avec peu de moyen financier un travail admirable est fait. Les nombreux bénévoles sont renforcés par les jeunes de la nouvelle génération du Souvenir Français.

Pensez aux bleuets du 11 novembre au profit du Souvenir Français.

Aujourd'hui, lundi 24 avril 2017, 7 adhérents ont encadré 6 jeunes pour la réfection d'une sépulture au cimetière de Pierrefontaine-les-Varans (la peinture et les pinceaux ont été fournis par la municipalité).  L'épitaphe écrite en 1871 est très belle. Sa lecture vous apprendra qui est ce militaire mort au combat lors d'une guerre qui a débuté en 1870.

Photo Jean-Jacques Compagnon

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Peut être grâce à la magie d'internet le nom Rouyer va faire découvrir à de très lointains descendants l'existence d'un héros.

26/09/2015

72 e anniversaire des 16 fusillés de la Citadelle

 

Samedi 26 septembre 2015

Aujourd'hui cela fait 72 ans que 16 résistants sont tombés sous les balles du peloton d'exécution à la citadelle de Besançon (voir les notes précédentes).

Dans les années passées un grand cérémonie de souvenir avait lieu le dernier dimanche de septembre au rocher de Valmy. Maintenant il y a juste un dépôt de gerbe en comité restreint en ce jour anniversaire. En effet l'accès à cette stèle est trop difficile pour les personnes âgées. Le dimanche une cérémonie aura lieu au monument aux morts du village de Larnod en présence des autorités, des membres de famille des héros qui ont perdu la vie en défendant notre territoire et des représentants des associations patriotiques.

En ce samedi 26 septembre 2015 l'émotion était palpable notamment au moment de l'appel aux morts des 20 noms des résistants des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet qui sont gravés sur la plaque (16 ont été fusillés le 26 septembre 1943 et 4 ont été déportés et n'en sont jamais revenus).

Photo Jean-Jacques Compagnon

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72 ans après en souvenir de nos héros

Dimanche 27 septembre 2015

Après un office religieux sous chapiteau au centre du village toute le monde était réuni autour du monument aux morts pour rendre hommage aux 16 fusillés du 26 septembre 1943. 4 appartenaient au groupe Marius Vallet et 12 au groupe Guy Mocquet.

Le maire de Larnod a reçu le maire de Avanne (village voisin) les autorités préfectorales, régionales, départementales, les élus locaux, les associations patriotiques, 52 portes drapeaux, les familles de résistants, les habitants du secteur. La famille de Saturnino Trabado du groupe Marius Vallet fusillé ce 26 septembre 1943, qui n'a pas pu faire le déplacement depuis Barcelone, était représentée par le neveu de Jean Compagnon fusillé lui aussi. D'autres maires de villages voisins qui ont été aussi la plaque tournante d'activités de résistance étaient présents.

Un grand moment d'émotion quand les orateurs (le sous-préfet, le maire du village et le président de l'association en souvenir du groupe Guy Mocquet) ont salué le courage de ceux qui ont payé de leur vie pour la défense de notre intégrité.

Claire Martin a brillamment interprété le Champ des Partisans.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Reconnaissance envers nos martyrs

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Le Chant des Partisans

09/09/2015

Mercè et Nùria TRABADO invitées à la commémoration du 71e anniversaire de la libération de Besançon

Mercè et Nùria Trabado étaient venues en février pour un voyage mémoire sur le parcours de leur grand-père Saturnino Trabado résistant et membre du groupe Marius Vallet fusillé à la Citadelle le 26 septembre 1943 (voir les notes des 08 et 19 février 2015).

Jean-Louis Fousseret maire de Besançon avait tellement été ému de leur voyage mémoire qu'il les a invitées officiellement  au 71e anniversaire de la libération de Besançon le 8 septembre 1944.

Mercé et Nuria Trabado accompagnées de leurs enfants (Oriol, Alba et Nùria) sont venues tout spécialement de Barcelone pour participer à cette commémoration du 8 septembre.

Le lundi 7 septembre la famille Trabado a refait le parcours fait en février (Rocher de Valmy, visite des anciens entrepôts Carmille à Larnod, visite des villages de Cessey et Goux-sous-Landet où Saturnino avait séjourné en 1942 et 1943 avec rencontre des anciens qui avaient connu leur grand-père).

Mardi après midi elles se sont rendu à la Citadelle de Besançon pour revisiter le musée de la résistance et de la déportation en attendant 19 h le début de la cérémonie.

La famille Trabado a été reçue par Jean-Louis Fousseret maire de Besançon et installée dans la tribune officielle.

Quel moment d'émotion quand le maire a cité dans son discours la présence de cette famille.

J'ai eu l'honneur d'être à leurs cotés.

Cette cérémonie sobre a rappelé le sacrifice de ceux qui ont combattu pour la liberté du territoire. Beaucoup ont payé de leur vie.

Toutes et tous ont pu côtoyer avec respect  Robert Delacroix, un porte drapeau, qui fêtait ce jour son 101e anniversaire.  

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Au centre du 1er rang la famille Trabado

 

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C'est là que leur grand-père et arrière-grand-père est tombé sous les balles ennemies

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Honneur et respect

Robert Delacroix fête ici son 101e anniversaire

 

Merci à Aurélie, Cécile et Marcel

06/06/2015

Honneur à celles et ceux qui ont combattu pour notre liberté

Récemment 4 grands noms de la résistance sont entrés au Panthéon : Germaine Tillon, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.

Vendredi un vibrant hommage a été rendu à Germaine Tillon à la citadelle de Besançon en même temps que le vernissage d'une exposition  "Les armes de l'esprit". En deux temps : l'hommage à Germaine Tillon a eu lieu dans la cour des Cadets où figurait son portrait et c'est devant les 4 poteaux d'exécution que Bernard Cazeneuve ministre de l'intérieur a prononcé un long discours pour saluer la mémoire de ceux qui ont combattu pour notre liberté. Au préalable Jean-Louis Fousseret maire de Besançon avait souligné avec la même ferveur patriotique que des femmes et des hommes ont été là pour notre liberté, et en se retournant Jean-Louis Fousseret montre ces 4 poteaux en disant "C'est ici que 16 résistants du groupe Guy Mocquet ont été fusillés le 26 septembre 1943".

Monsieur le maire, vous faites une erreur : 12 résistants appartenaient effectivement au groupe Guy Mocquet alors que les 4 autres appartenaient au groupe Marius Vallet.

Il est vrai que l'on entend toujours dans des discours, que l'on lit toujours sur différents articles de presse le groupe Guy Mocquet, le groupe Guy Mocquet mais rien sur le groupe Marius Vallet !

250 invités étaient présents sous un soleil de plomb et avant et après cette hommage les invités ont pu parcourir l'exposition.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Les autorités dans la cour des Cadets

 

Hommage à Marie-Thérèse et Auguste Barrand

Samedi 6 juin en marge de la cérémonie en souvenir des combattants d'Indochine au monument aux morts de Longemaison (aux portes du pays du Haut Doubs) les autorités ont rendu un hommage solennel à Marie-Thérèse et Auguste Barrand. A l'époque de la résistance Auguste Barrand était maire du village. Parlant couramment l'allemand (appris lors de la guerre 14/18) il devait assumer son rôle de maire auprès de l'armée d'occupation (ordre de réquisition, ...) Mais dès le début il a caché, hébergé et nourrit clandestinement des réfractaires et des résistants notamment du groupe Guy Mocquet et des agents de renseignements du réseau Franco-Suisse Gilbert avec l'aide de son épouse Marie-Thérèse. Longtemps Marie-Thérèse et Auguste Barrand ont risqué leur vie.

Aujourd'hui l'amicale en souvenir du groupe Guy Mocquet a voulu leur rendre hommage. En présence des anciens combattants (il y avait 36 drapeaux), de la municipalité, de toute la population, des élus locaux et départementaux, des autorités militaires, du représentant du Souvenir Français,  une plaque apposée sur la façade de leur maison a été dévoilée.

Les très jeunes élèves d'une école de Orchamps-Vennes, sous la conduite de leurs professeurs, ont entonné un vibrant "Chant des partisans".

Cet hommage ne doit pas nous faire oublier ce que tous les autres ont fait pour conserver l'intégrité de notre territoire. Il y a tant d'oubliés !

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Marie-Thérèse et Auguste Barrand

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La plaque apposée sur la façade de la maison familiale

 

19/02/2015

72 ans après Mercè et Nuria Trabado ont effectué un voyage mémoire sur les traces de leur grand-père Saturnino

Mercè 51 ans  et Nuria Trabado 46 ans sont venues tout spécialement de Barcelone pour connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino résistant du groupe Marius Vallet fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon.

Elles ne savaient que peu de chose : qu'il avait été embauché dans l'entreprise Carmille à Larnod et qu'il avait été fusillé avec 15 autres camarades dont mon oncle Jean Compagnon qui appartenait au même groupe. Elles ne savaient même pas où il était enterré.

Je les ai accueillies à la sortie de l'autoroute dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février. Je les ai guidées pendant les journées de dimanche et lundi.

Que d'émotion quand elles ont découvert là où il est enterré au cimetière militaire de Besançon Saint Claude. Elles ont déposé un modeste bouquet de fleurs et accroché à la croix la photo de son mariage.

L'après midi nous avons été reçus officiellement au musée de la résistance et de la déportation par Marie-Claire Ruet conservatrice du musée, François Marcot historien co-fondateur avec Denise Lorack de ce musée, Cécile Vast attachée au musée. C'est avec les larmes aux yeux qu'elles ont déposé un gerbe avec Jean-Louis Fousseret maire de Besançon devant les 4 poteaux d'exécution.

Le lundi dans le brouillard matinal qui montait depuis la vallée du Doubs elles se sont recueilles devant le monument du rocher de Valmy. Sur ce monument sont inscrits les noms de 20 martyres des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet. 16 ont été fusillés dont Saturnino Trabado. Les 4 autres ont été internés et n'en sont jamais revenus. Là dans un silence total elles ont entendu Claire Martin qui a interprété le chant des Partisans et l'Estaca (chant républicain Catalan). Après avec une petite-fille Carmille elles ont pu voir les anciens bâtiments de l'entreprise où leur grand-père travaillait et la maison où se tenait les réunions clandestines.

Dans l'après midi je les ai conduites à Cessey (mon village natal) où Mercè et Nuria ont découvert la plaque souvenir en la mémoire de leur grand-père qui était basé dans ce village pendant ses activités de résistance. Le maire du village les a reçu chaleureusement en mairie. Encore un grand moment d'émotion lors de la visite chez l'ancien maire qui a très bien connu Saturnino. Il leur a expliqué grâce à sa grande mémoire toutes les activités de la résistance sur le secteur. Elles ont pu voir la maison où leur grand-père se cachait. Sur le chemin du retour à Besançon nous sommes passé par Goux-sous-Landet, village à quelques kilomètres de Cessey, où Saturnino a résidé officiellement mais brièvement.

Elles reviendront dans l'intimité familiale cet été pour faire vivre à leurs enfants cette mémoire.

J'ai eu l'honneur le très grand honneur de préparer leur venue, de les recevoir et de les guider sur ces deux journées.

Je voudrais remercier toutes les autorités qui nous ont reçus ainsi que toutes celles et ceux qui m'ont aidé, épaulé dans cette préparation et qui m'ont accompagné durant ces deux journées notamment Marcel Simon et Jean-Jacques Clausse tous deux membres de famille de fusillés (Marcel Simon et Marcel Reddet).

Maintenant Mercè et Nuria connaissent le parcours de leur grand-père et savent où il repose.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Cimetière Besançon Saint Claude

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Au musée de la résistance et de la déportation

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Recueillement devant les poteaux d'exécution à la citadelle

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Emotion partagée avec Jean-Louis Fousseret maire de Besançon

(photo Nicolas Barreau Est Républicain)

 

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Rocher de Valmy

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Plaque souvenir à Cessey

08/02/2015

72 ans après Mercè et Nuria Trabado viennent sur les traces de leur grand-père Saturnino

Mercè 51 ans et Nuria 46 ans (deux sœurs) veulent connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino Trabado fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec 15 autres camarades de combat. Elles ne connaissaient rien de ce parcours si ce n'est sa présence au sein de l'entreprise Carmille à Larnod et son exécution à la citadelle.

Mercè cherchait et recherchait sur différents sites internet des informations sur le parcours de son grand-père. Par hasard elle est tombé sur ce blog et l'a laissé un commentaire. De fil en aiguille et de mails en mails nous avons parlé. Je lui ai fait part de mes connaissances mais aussi de mes recherches.

Le 14 février 2015 elles prennent la route depuis Barcelone pour Besançon. Dimanche 15 février à 11 h je les conduirai au cimetière militaire de Besançon Saint Claude sur la tombe de leur grand-père. L'après midi sera consacré à une réception au musée de la résistance et à un moment de recueillement devant les poteaux d'exécution en présence des responsables du musée et des autorités. Le lundi 16 matin sera réservé au recueillement à la stèle du rocher de Valmy où figurent 20 noms  dont ceux des 16 fusillés du 26 septembre 1943 (4 du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet). Les 4 autres ont été conduits en camp de concentration. Le lundi après midi nous irons nous recueillir devant la plaque souvenir à Cessey, village où Saturnino Trabado et son camarde Baltazar Robledo étaient basés pendant leur activité de résistants, qui rappelle le sacrifice de ces deux espagnols . Ensuite nous irons dans le village de Goux-sous-Landet (à quelques kms de Cessey) là où Saturnino Trabado habitait officiellement.

Tout au long de ces visites, outre les personnalités que nous rencontrerons, je serai accompagné par Marcel Simon neveu de Marcel Simon fusillé et de Jean-Jacques Clausse apparenté à Marcel Reddet lui aussi fusillé.

Un programme très très chargé !

Ces deux journées souvenirs ne nous feront pas oublier les 100 fusillés de la citadelle (de avril 1941 à août 1944).

Portrait scanné dans le livre de Cécile Vast " Je vais être fusillé ce matin "

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Saturnino Trabado

18/07/2014

En mémoire des FFI

17 juillet 1944 : un groupe de maquisards sort de l'ombre et prend contact avec un bataillon d'ukrainiens au lieu dit emblématique " Le Bémont " à Pierrefontaine-les-Varans. Cette rencontre formera les  FFI du secteur qui après deviendra la 1re armée Franc Comtoise et par après le 27e RI. Les maquisards, tous du secteur, ont en mémoire la terrible bataille du 18 juin 1940 à Pierrefontaine-les-Varans qui fit 42 morts dont 6 civils. Ensemble ils unissent leur volonté pour libérer le territoire de l'occupation ennemie.

En ce jour anniversaire une cérémonie du souvenir a eu lieu à la stèle FFI en présence des anciens combattants avec 15 drapeaux, des responsables du Souvenir Français, du maire du village, d'un représentant de l'armée française et de la population.

Au retour dans le village toutes les participants se sont arrêtés devant la plaque apposée sur la façade d'un bâtiment municipal proche de la mairie et rappelant le sacrifice de Jules Pommier. Ce même 17 juillet 1944 Jules Pommier 55 ans percepteur au village et résistant du groupe SRD 2 a été arrêté par l'armée d'occupation et emprisonné à Besançon. Jules Pommier est mort sous la torture le 1er aout. Son silence a sauvé le réseau de résistance.

Le Souvenir Français est une association reconnue d'utilité publique. Il est le gardien de la mémoire, l'entretien de la mémoire et le regard vers le futur en sensibilisant les futurs citoyens par des actions pédagogiques. Vous pouvez adhérer en vous adressant au responsable cantonal de votre secteur. Egalement vous pouvez visiter le site  http://le-souvenir-français.fr ou envoyer un mail à infos@le-souvenir-français.fr 

Photos Jean-Jacques Compagnon

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La stèle de Bémont en mémoire des FFI

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Jules Pommier, son silence a sauvé le réseau