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02/07/2022

Il y a 30 ans ? Souvenons nous ! Chez BOURGEOIS !

Le 1 juillet 1992 dans l'après un individu, ancien ouvrier licencié quelques mois plutôt, a pénétré dans l'usine Bourgeois à Besançon en étant lourdement armé. Il a tiré sur tout ce qui bougeait pour se venger de la direction de l'usine. Se sentant pourchassé et cerné par la police cet individu s'est donné la mort avec un révolver gros calibre.

Un impressionnant dispositif de secours (pompiers et police) ont dénombré 7 personnes décédées et 5 blessées graves. Cette intervention de secours est celle qui m'a le plus marqué dans ma carrière professionnelle en y participant.

Aujourd'hui 30 ans après les ouvriers de l'usine, les familles, la population se souviennent . Tous comme ils peuvent se souvenir que la plaque située dans l'enceinte de l'usine et rappelant ce drame n'a pas été fleurie par la direction en ce jour anniversaire.

Rappelons nous aussi la tuerie de Luxiol 12 juillet 1989 où un individu en accès de folie a abattu 14 personnes de son village dont une partie de sa famille et aussi des enfants.

Photo internet

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Les ouvriers évacués

26/05/2021

Accident de Spéléologie Grotte des Cavottes

Dieu était avec son fidèle serviteur

La grotte des Cavottes, une grotte école facile à pratiquer si peu que les débutants soient bien encadrés, se trouve sur la commune de Montrond-le-Chateau. Elle a vu défiler des centaines et des centaines de pratiquants qu'ils soient spéléos avertis ou débutants.

Lundi de la Pentecôte un groupe de débutants est encadré par Benoit un enfant du cru (oh il est sexagénaire débutant). L'objectif de cette sortie était de visiter le réseau principal avec ses petites difficultés. Au menu doline d'entrée, ramping, passage étroit par la diaclase Duret, étroitures, le faux pas, le ressaut Fournier etc etc et surtout beaucoup d'explications sur la formation des grottes.

Benoit est un spécialiste du monde souterrain et aussi un fervent adepte de l'accompagnement des débutants surtout des ados et de la formation. Il n'a jamais compté le nombre de fois qu'il est rentré dans cette grotte mais ce n'est pas moins de 200 fois.

J'ai rencontré de nombreuses fois Benoit dans cette grotte et en cours de progression j'entendais son rire communicatif et je me disais "tiens voilà mon père". Non ce n'est pas mon papa ! mais Benoit est prêtre depuis au moins 30 années. Il allie sa passion de la spéléologie avec son service envers Dieu. Benoit l'ami de tous ! Alors lors de la rencontre dans la grotte c'est Bonjour mon père  et il répond avec sa jovialité légendaire Bonjour mon fils.

Ce lundi de la Pentecôte il était au fond de la grotte avec les débutants dans un endroit non accidentogène lorsque sa botte a glissé sur une plaque de terre et il a chuté de tout son poids sur un caillou qui se trouvait là. Il a entendu son coude droit craquer donc signe de fracture. Il faut savoir (et il le savait bien) que la moindre blessure sous terre pose de gros problèmes pour sortir. Il a vite compris qu'il fallait un déclenchement de secours. Il a mandaté deux participants qu'il sentait capables de sortir et en les briffant sur tel ou tel passage pour ne pas se perdre. Ceux ci sont ressorti sans encombre et ils ont pu prévenir les secours en donnant le maximum de précisions.

Par après les différents organismes de secours sont arrivés (pompiers et le GRIMP, Spéléo Secours Français (SSF), gendarmerie, service de la préfecture ...). Le médecin SSF a pu faire un bilan médical. L'évacuation a été faite sans brancard car le blessé pouvait tenir debout mais aidé par les différentes équipes de secours. Vers 4 h il a enfin retrouvé la surface et il a été transporté à l’hôpital. Aux dernières nouvelles Benoît a subit une opération pour double fracture du coude droit. Il va bien.

Avec le réconfort de ses amis spéléos, des paroissiens et de dieu il devra attendre un long rétablissement avec la rééducation.

Oui Dieu était avec son fidèle serviteur

Photos Est Républicain avec mes remerciements

 

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Très éprouvé Benoît retrouve les étoiles

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Enfin les étoiles

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Les pompiers du Grimp dans la doline d'entrée

Photos GSAM sur leur site internet avec mes remerciements

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La doline d'accès et le porche d'entrée

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La vire du Faux Pas , dessous un vide de 12 mètres

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Le ressaut Fournier (R7)  donnant accès à la suite du réseau

15/05/2021

Le gouffre du Vauvougier : un sauvetage exemplaire les 8,9 et 10 mai 2021

Le gouffre du Vauvougier, situé sur la commune de Malbrans (25) est très prisé des spéléologues. Si il ne présente pas de dangers particuliers il faut être néanmoins être un spéléo confirmé  pour atteindre son terminus à  220 mètres. Un méandre assez serré entre deux puits et surtout une étroiture à moins 110 m qui limite le passage d'un spéléo de taille normale mais qui empêche le retour d'un spéléo blessé et sur civière sont les principales difficultés de ce gouffre en tenant compte aussi du puits d'entrée de 38 mètres qui devient impraticable en cas d'orage subit.

Samedi en début d'après midi un groupe de 5 spéléologues dijonnais s'engagent dans le gouffre en estimant leur sortie vers 20 heures. Malheureusement l'un d'entre eux fait une chute sur le dos après avoir passé la fameuse étroiture de moins 110. Il présente des douleurs au dos et au bassin et il ne peut pas se mouvoir ce qui laisse supposer des fractures.

Aussitôt deux de ces collègues remontent pour faire engager les secours (durée de la remontée environ deux heures) tandis que les deux autres installaient le mieux possible le blessé.

Aussitôt alerté le centre de traitement des alertes des pompiers (CTA/CODIS) engage de très gros moyens devant la suspicion de fracture de bassin et la difficulté d'évacuation. Ces moyens augmenteront en puissance. Le préfet qui est le responsable des secours délégue au sous préfet de l'arrondissement la responsabilité des secours qui a à disposition les pompiers dont l'équipe GRIMP (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) et d'autres personnels de logistique mais aussi des personnels du Secours Spéléo Français qui sont aptes à porter secours dans un gouffre car se sont des spéléos confirmés. NB : c'est le préfet qui désigne le conseiller technique départemental du Spéléo Secours Français. Et c'est le conseiller technique SSF qui est chargé de créer les différentes équipes aptes à intervenir dans le monde souterrain avec les différentes spécialités (médicale, agrès de déplacement, téléphone, logistique ...).

Au fur et à mesure les différents intervenants se sont engagés en équipe (contact avec le blessé et logistique, équipe médicale avec médecin spéléo; téléphone souterrain, préparation d'équipements de remontée de la civière et surtout équipe spécialisée dans la désobstruction notamment l'étroiture de moins 110 (maniement d'explosifs).

La prévision de sortie de la civière a été maintes fois reportées face aux différentes difficultés de cheminement de la civière. Ce n'est que le lundi vers 15 h que le blessé a pu voir le soleil et sous la pluie. Il aura fallu 16 heures de progression depuis de premier point chaud où était installé le blessé pour atteindre la sortie.

Après un bilan médical approfondi dans la tente du SDIS 25 le blessé a été transféré au CHU de Besançon par Dragon 25 l'hélicoptère de la Sécurité Civile. Au  dernière nouvelles le spéléologue souffrirait notamment d'une fracture du fémur.*

Un sauvetage exemplaire qui a nécessité environ 150 intervenants ( pompiers, spéléos du SSF dont certains venant des départements voisins ,gendarmes, autorités civiles et préfectorales ...). Certains spéléos  sont restés 20 heures auprès du blessé et ils étaient pris en charge par le personnel médical des pompiers dès leur sortie

Photos Est Républicain

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Les premiers véhicules de pompiers arrivent

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Prise en charge du blessé sur civière par les pompiers du GRIMP à la sortie du puits et il reste encore la tyrolienne de la doline

pour arriver à la tente médicale du SDIS 25

Fabrice casque jaune et combinaison bleue aperçoit enfin le soleil sous la pluie

Arrivée en haut de la doline

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Vue générale de la doline

au fond on aperçoit l'entrée du gouffre

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Arrivée dans la tente médicale du SDIS 25

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Photo Véronique Olivier

Installation du blessé à moins 120 mètres

.

N'oublions pas que les sauveteurs du Spéléo Secours Français 25 sont tous engagés en temps que bénévoles. La Fédération Française de Spéléologie est la seule association sportive à avoir créé et formé les équipes de secours au sein du SSF et assurent les dits secours sous l'autorité préfectorale.

Les accidents en milieu souterrain sont rares en raison de la prévention des risques et aussi la bonne formation des pratiquants qu'elle soit technique et pratique. Malheureusement la chute peut arriver. Et une blessure qui pourrait paraitre sans trop de gravité sur le plancher des vaches génère des problèmes d'évacuation si peu que la cavité présente des difficultés gênant la progression de la civière.

Dans le cas de ce sauvetage au gouffre du Vauvougier le 8,9 et 10 Mai c'est une autre "paire de manches" ! mais les spéléos du SSF ont su faire face !

Au Vauvougier le 16 juillet 1986 (il y a 35 ans) un spéléo belge suite à une fausse manœuvre a dévissé dans le puits d'entrée de 38 mètres depuis le départ, il a glissé le long de la corde d'équipement pour se retrouver sur le palier à moins 38 mètres en bascule au dessus du puits de 12 mètres. Les deux premiers pompiers arrivés auprès du spéléo ont pu constater que le bilan médical était très favorable : brulure à une main par le frottement de la corde et douleurs dans un pied sans troubles neurologiques. Aussitôt placé  en civière il a pu être treuillé en surface par la deuxième équipe de pompiers arrivés en renfort (dont votre blogueur). Dans le même temps le SSF arrivait. Cette intervention de secours a duré pas plus de 2 heures .

* Une fracture du fémur peut être dangereuse si elle est déplacée et surtout si le blessé a été manipulé sans précaution particulière. Dans le cas présent on peut dire que le spéléo dijonnais a été parfaitement pris en charge par l'équipe médicale (immobilisation du membre inférieur et du dos dans le civière adaptée, sédation anti douleurs etc etc) et que la manipulation par les différentes équipes de brancardage de la civière a été effectuée avec une parfaite maitrise des problèmes de déplacement pouvant survenir.

Ce gouffre je l'ai déjà fait maintes et maintes fois il y a de nombreuses années. Comme j'ai pu le dire un gouffre sans dangers particuliers mais sa pratique n'est pas pour des débutants. Maintenant je suis l'actualité telle qu'elle se présente.

 

25/05/2017

Le mât de mesure éolien vandalisé

Dans le cadre du projet éolien sur les 4 communes (Domprel, Grandfontaine-sur-Creuse, Longechaux, Avoudrey) un mât de mesure avait été installé sur la commune de Grandfontaine-sur-Creuse en juillet 2016 (voir la note du 14 juillet 2016) pour une période minimale de 1 an ((le temps d'analyser toutes les données et de vérifier la faisabilité du projet).

Le projet a été présenté tardivement aux habitants. Des réunions ont eu lieu en juillet et septembre.

Un personnage farfelu et illuminé extérieur au secteur et qui se disait concepteur d'éolienne nouvelle génération a semé une pagaille tout partout et avait distribué des tracts diffamatoires en septembre. Un peu plus tard il disait à qui voulait bien l'entendre : de toute manière je couperai les haubans du mât de mesure.

Eh bien il a mis sa menace à exécution. Dans la nuit du dimanche 21 mai au lundi 22 mai il a coupé les haubans et le mât de mesure d'une hauteur de 99,15 mètres s'est  écroulé. Rapidement confondu il a été interrogé en garde à vue et présenté au parquet. Les exactions et les diffamations commises en 2016 et bien avant sont connues par les enquêteurs et ne font qu’aggraver son cas. Il devra passer en correctionnelle en septembre. Les dégâts sont évalués à 100.000 €.

Quelles étaient ses motivations ? A priori ce n'est pas qu'il soit contre ce genre d'énergie renouvelable mais se disant concepteur d'éolienne nouvelle génération (même sans pales) eh oui ! personne n'a voulu l'écouter (à juste titre) depuis 15 ans. 

Il a voulu se venger des autres en détruisant volontairement ce mât de mesure. Ça va lui couter cher, très cher !

Je ne pense pas que ce sabotage puisse remettre en cause la finalité du projet (quoique !) dans la mesure où les données collectées par le mât de mesure ont pu être validées depuis sa mise en service. Mais il faudra aussi compter sur la réactivité de la population lors de l'enquête d'utilité publique et sur l'avis du préfet.

Photo Jean-Jacques Compagnon

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La structure de 99,15 mètres s'est brisée en 3 morceaux

 

Le "chantier" est interdit d'accès pour des raisons de sécurité. Un élément de 12 mètres environ est planté dans le sol. Les panneaux photovoltaïques qui fournissaient l'énergie pour le fonctionnent de la transmission des données enregistrées doivent être désactivés car ils sont encore chargés.