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28/09/2022

Une vidéo en souvenir du groupe Marius Vallet

26 septembre 1943/26 septembre 2022. 79 e anniversaire des 16 fusillés de la Citadelle, quatre résistants appartenaient au groupe Marius Vallet dont deux résistants réfugiés politiques espagnols et douze résistants appartenaient au groupe Guy Mocquet.

Au delà de la cérémonie annuelle dans le village de Larnod qui a lieu le dimanche 25 septembre, cérémonie à laquelle les familles des 4 fusillés du groupe Marius Vallet ne sont jamais invitées, j'ai eu le privilège de représenter les deux familles espagnoles et ma famille le lundi 26 septembre à 8 h 30 heure à la quelle  le dernier groupe de 4 résistants est tombé sous les balles du peloton d’exécution *. Deux fidèles amis du Souvenir Français m'ont accompagné à la stèle du Rocher de Valmy. Cette stèle voulue et créée par les résistants survivants à la fin des hostilités reste le haut lieu du souvenir de nos héros. Et là nous avons déposé une gerbe Marius Vallet .

* Il n'y a plus de descendance dans la famille du 4e fusillé.

Une petite vidéo a été faite lors du dépôt de gerbe et envoyée directement aux familles espagnoles.

Photos Jean-Jacques Compagnon  avec Nikon D 5100/18/50

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Gerbe groupe Marius Vallet 25/09/2022

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La stèle du Rocher de Valmy 26/09/2022

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Nos héros 26/09/2022

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Article journal paru le 06/10/2022

 

12/12/2021

Le maquis Jean COMPAGNON et son drapeau

Peu de personnes connaissaient l'existence du maquis Jean Compagnon et encore bien moins le drapeau du maquis Jean Compagnon. Jean Compagnon, le jeune paysan communiste de Chouzelot résistant du groupe Marius Vallet, a été fusillé avec ses 15 camarades le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon.

Venant d'Alsace Robert Braine, syndicaliste convaincu, membre du parti communiste et résistant de la 1re heure, est arrivé à Besançon en juillet 1944. Il a repris en main un groupe de maquisards sous le commandement FFI. Robert Braine alias le commandant Marceau (une avenue de Besançon porte désormais son nom) avait choisi le nom de ce maquis Jean Compagnon en référence syndicale et politique  à Jean Compagnon fusillé un an auparavant. Le drapeau était là en attente d’être brodé. Le 8 septembre 1944, dans la matinée, Robert Braine et son adjoint Louis Billot, sachant que Besançon était en cours de libération, patrouillaient dans le quartier de Montrapon à la recherche de poches ennemies. Brusquement Louis Billot a été touché par des ennemis embusqués. Quand Robert Braine s'est penché sur lui un milicien l'a abattu froidement d'une seule balle dans la nuque. Il a eu juste le temps de dire "Je meurs pour mes enfants, pour la France".

C'est ainsi que ce drapeau en attente de broderie est resté dans la famille Braine et remis récemment en lieu sûr dans un musée.

Même non brodé ce drapeau a une valeur mémorielle exceptionnelle pour Jean Compagnon et sa famille, pour le commandant Marceau et sa famille, pour les habitants de Chouzelot et pour les résistants. 

Un jour j'aurai l'honneur de présenter ce drapeau lors d'une commémoration.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Il devait être brodé

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Le commandant Marceau

A 4 croix blanches sur la gauche il y a les 2 croix blanches des espagnols Saturnino Trabado et Balthazar Robledo

 

28/11/2021

Le Chemin des Résistants 1941/1943

Larnod, Busy-Larnod, Vorges-les-Pins, Chouzelot par Le Mont Gardot, Cessey et Goux-sous-Landet :  les chemins empruntés par notamment Saturnino Trabado et Balthazar Robledo employés dans une entreprise de TP à Larnod et c'est là que ces deux résistants espagnols sont devenus experts en maniement d'explosifs.

Certaines réunions secrètes se tenaient dans une maison située en bordure de la grande route à Larnod mais il y avait un très grand risque d'être découverts. Les deux résistants espagnols qui étaient en contact avec une famille de Chouzelot ont du déplacer les réunions clandestines dans cette maison à Chouzelot située en haut du village. A cette époque la végétation arrivait jusque vers cette maison ce qui masquaient leur arrivée le plus souvent à pieds. Là ils retrouvaient le frère et la sœur de cette famille ainsi qu'un autre résistant de la Cote d'Or. Les consignes étaient données pour prévoir les actions des jours suivants (sabotages, tickets de rationnement ...)

C'est dans cette maison sous la houlette de Roger Bourdy alias "Philippe" (un chef FFI national) que le groupe Marius Vallet a été officiellement créé en septembre 1942 et les deux espagnols en étaient les responsables. L'absence d'archives internes à ce groupe est expliquée par le fait que ces deux espagnols ne pratiquaient pas ou très peu la langue française. Il y avait bien sûr quelques autres membres dans ce groupe Marius Vallet notamment de Besançon et Ornans. sans compter sur ceux qui aidaient à chaque demande, à chaque besoin. On les appelait les "travailleurs de l'ombre".

Pour brouiller les pistes les deux espagnols allaient se cacher dans différentes maisons à Cessey en traversant la rivière et aussi à Goux-sous-Landet. Beaucoup de kms à pieds et parfois à vélo notamment  Cessey/Goux-sous-Landet.

C'est ce cheminement que je veux faire ressortir avec les photos des différents villages, passages et rendre hommage aux résistants du groupe Marius Vallet, à la famille Compagnon qui était propriétaire de cette maison et saluer les communes de Chouzelot, Cessey et Goux-sous-Landet dont les habitants ont tant fait pour les résistants

Le point central de ce cheminement est cette maison à Chouzelot où tant de choses ont été créées. Cette maison était à mes grands-parents paternels et on y retrouvait dans la famille deux membres du groupe Marius Vallet : Jean et sa sœur France.

Mais voilà le propriétaire actuel de cette maison refuse de m'ouvrir la porte pour que je prennes des photos  de la cave et d'un silo à grains où se tenaient les réunions. Pourquoi ce refus : certainement une sombre histoire sur la création, il y a 4 ans, du drapeau Marius Vallet. Ce drapeau a été créé par la volonté de une personne qui a su embobiner d'autres personnes pour le financement sans contacter les familles des résistants fusillés du groupe Marius Vallet et s'autoproclamer porte-drapeau (voire les différentes notes dans le blog). On ne sait pas qui a fait quoi et comment.

A défaut de pouvoir pénétrer dans cette maison je pourrais intervenir avec un drone pour prendre la façade arrière de cette maison (porte de la cave).

J'ai mis 5 années de tractation envers les différents ministères pour voir les familles de ces deux espagnols fusillés recevoir à titre posthume au cours d'une réception grandiose la médaille de la résistance française.  J'espère pouvoir mener ce projet "Le Chemin des Résistants" à bien mais il me faut de l'aide et non des refus et des "bâtons dans les roues".

Photos Jean-Jacques Compagnon

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L'entrée des participants se faisait par la cave en façade arrière

Maison partiellement rénovée en extérieur mais l'intérieur est d’après les dires resté en l'état

Cette maison a un passé historique. 4 de ses usagers (1941/1943) ont été fusillés le 26septembre 1943 à la citadelle de Besançon et n'oublions pas la fille de la maison France dite Jofrette, elle aussi résistante du groupe Marius Vallet, internée en camp de concentration et qui a eu la chance d'en revenir en mai 1945.

 

Les 4 fusillés du groupe Marius Vallet connaissaient cette maison

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Paul Paqueriaud 35 ans

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Balthazard Robledo 35 ans

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Saturino Trabado 32 ans

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Jean Compagnon 22 ans

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France Compagnon dite Jofrette

Elle a eu la chance de revenir en mai 1945

La maison que je cite était la maison de Jean et sa sœur France

 

Saturnino Trabado

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Les vendanges à Cessey en septembre 1942

Au centre avec un tablier Saturnino Trabado

A sa droite Denis un sympathique nonagénaire de Goux-sous-Landet qui aujourd'hui se rappelle très bien de cette journée de vendanges. Il avait à l'époque 10 ans.

A chaque venue dans le secteur ses petites filles Mercé et Nuria tiennent à venir saluer celui qui a côtoyé leur grand-père.

 

 

NB photos soumises à autorisation

 

 

 

 

 

 

29/09/2020

77 ans après le souvenir reste

Le 26 septembre 1943 dans la grisaille matinale 16 résistants, 12 du groupe Guy Mocquet et 4 du groupe Marius Vallet tombaient sous les balles du peloton d'exécution. Parmi les 4 résistants fusillés du groupe Marius Vallet il y avait 2 espagnols réfugiés politiques venus dans la région pour défendre notre territoire face à l'occupation ennemie, un résistant venant de la Côte d'Or et mon oncle Jean le jeune paysan communiste.

Saturnino Trabado et Balthazar Robledo ont été déclarés Mort pour la France qu'en 1983 soit 40 ans après. Depuis le voyage mémoire de la famille Trabado en février 2015 il m'aura fallut 4 années de tractations administratives envers les différents organismes et ministères pour que les familles reçoivent à titre posthume la médaille de la résistance française. Une cérémonie exceptionnelle et émouvante à la Citadelle de Besançon le 8 septembre 2019 en présence des deux familles venues spécialement de Barcelone et de Bilbao, des autorités militaires et civiles dont Brigitte Quichon consule honoraire d'Espagne, de 50 drapeaux d'anciens combattants mais le drapeau auto proclamé du groupe Marius Vallet a décliné mon invitation et donc refusé sa représentation.

Tous les ans une cérémonie a lieu le dimanche suivant le 26 septembre à Larnod plaque tournante de la résistance en 1940/1944. A cette cérémonie les familles des fusillés du groupe Marius Vallet ne sont jamais invitées si ce n'est maintenant le drapeau autoproclamé. Pourquoi ? la volonté d'un individu qui veut tout faire et tout seul ! Alors je n'y vais pas.

Alors tous les 26 septembre à 8 h 15, heure à laquelle le dernier groupe de 4 résistants est tombé sous les balles des bourreaux je me rend au Rocher de Valmy, stèle du souvenir où sont inscrits les noms des 16 fusillés et des 4 résistants morts en déportation pour y déposer une gerbe (Aux résistants Groupe Marius Vallet) en compagnie de Marcel et Jean-Jacques dont l’oncle et le cousin ont été fusillés le même jour. Marcel, Jean-Jacques et moi même membres du Souvenir Français.

Le temps passe mais le souvenir reste.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Honneur à nos héros

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La stèle du Rocher de Valmy le 26 septembre 2020 à 8 h 15

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Article ER Jean-Jacques Compagnon

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Article ER Correspondant local.

Les familles des fusillés du groupe Marius Vallet n'ont pas été invitées à la cérémonie

22/09/2019

76 années après ils reçoivent la médaille de la Résistance Française

Modifié le 26 septembre 2019 à 17 h 10

Aujourd'hui cela fait 76 ans que 16 résistants ont été fusillés. Comme tous les 26 septembre, j'étais ce matin à 8 h 30, à l'heure où le dernier groupe a été fusillé à la Citadelle de Besançon,  au rocher de Valmy pour y déposer une petite gerbe aux couleurs françaises et espagnoles. Mon ami Marcel était avec moi.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Stèle du rocher de Valmy surmontée d'une croix de Lorraine

La stèle du rocher de Valmy a été érigée en souvenir des 16 fusillés et des 4 résistants morts en déportation à partir de 1946 par les rescapés des deux groupes sur une proéminence en bordure de la nationale 83 commune de Avanne (passage obligé par Larnod). Inauguration officielle en 1948 devant une foule considérable. Au jour d'aujourd'hui il reste un résistant ayant participé à cette construction et qui va avoir 97 ans.

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On aurait pu les appeler les "Oubliés de la Nation"

 

Le 15 février 2015 Mercè et Nùria Trabado effectuaient un formidable voyage mémoire. Elles voulaient connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino héros de la résistance et fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon. (voir les notes des 08 et 19 février 2015).

A la suite de ce voyage mémoire votre blogueur qui avait guidé Mercé et Nùria découvre que Saturnino Trabado et son compatriote Balthazar Robledo lui aussi fusillé n'ont été déclarés "Mort pour la France" que le 16 août 1983 soit 40 années après. Après vérification ils n'ont reçu évidemment aucune médaille. Il n'en fallait pas plus pour que j'entame les démarches auprès des différents ministères et d'autres organismes dès mai 2015. Un parcours long, très long, semé d'embûches, de désappointements. En effet j’apprends en fin 2017 que rien n'est possible car une consigne datant de 1983 dit qu'il y a trop de temps passé entre le moment où les résistants ont été fusillés, le moment où ils ont été déclarés "Mort pour la France" et le moment de mes démarches. Il aura fallu l'intervention d'un député auprès de la secrétaire d'état de la ministre des armées pour que la situation de débloque. Entre temps Mercé Trabado de Barcelone a retrouvé les descendants de Balthazar Robledo dans la région de Bilbao.

Le 11 février 2019 je reçois un courrier m'informant que le ministère des armées sur avis très favorable de la commission nationale de la médaille de la résistance française attribue aux deux résistants espagnols cette médaille. Dès que le décret présidentiel a été signé il me fallait proposer une date et un lieu de cérémonie. Les familles espagnoles ont émis le vœu que cette cérémonie ait lieu à la citadelle devant les 4 poteaux d'exécution. D'emblée la date du 8 septembre 2019 a été acceptée et qui correspondait à la cérémonie de commémoration du 75 e anniversaire de la libération de Besançon. 4 mois de préparation, de discussion avec le délégué militaire adjoint du Doubs et le commandant de garnison. Il fallait respecter la rigueur militaire même avec des civils qui allaient recevoir à titre posthume les décorations. J'avoue que j'ai eu des périodes d'abattement et de doute. Je voyais mal les familles espagnoles au milieu des militaires mais le lieutenant-colonel et le commandant ont su me mettre en confiance. Et mes amis des médaillés militaires et du Souvenir Français me soutennaient.

Enfin le grand jour est arrivé. Mercé Trabado petite fille de Saturnino et Baltasar Robledo neveu de Balthazar se sont pliés avec aisance à cette rigueur militaire.

Et quand le général Baptiste délégué national de l'Ordre de la Libération a prononcé la phrase rituelle "Au nom du président de la république ..." j'étais dans un autre monde et ce n'est qu'après que j'ai réalisé d'être au bout de presque 4 années de galère et de voir les familles espagnoles recevoir ces médailles pour le courage et l'abnégation de leurs aïeux.

Beaucoup de personnalités militaires, politiques, associatives, préfectorales ...sont venus féliciter les familles espagnoles. Brigitte Quichon consul honoraire d'Espagne était auprès de ces familles et elle a dit "soyons fiers de ce qu'ils ont fait pour la France". C'est à ce moment là que j'ai eu une pensée pour ma mère elle aussi réfugiée politique espagnole et qui a bien connu Saturnino et Balthazar.

Mercé Trabado et moi même, nous entamons des démarches pour présenter une petite exposition sur le sacrifice des résistants. Cette exposition se fera à Barcelone, je pense au printemps 2020.

NB : Saturnino Trabado et Balthazar Robledo réfugiés politiques espagnols sont arrivés en France en 1939. Et se sont mis au service de la résistance dans le secteur de Larnod/Chouzelot/Cessey. Leurs capacités opérationnelles ont permis à la création du groupe Marius Vallet dont ils ont eu la responsabilité. Ils reposent à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Fleurissement offert par le Souvenir Français

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Cadeaux du Souvenir Français

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Familles Robledo à gauche et Trabado à droite

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Stèle du rocher de Valmy

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Réception en mairie de Cessey

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Balthazar Robledo

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Mercé Trabado

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Mercé Trabado et Balthazar Robledo

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Le général, le préfet et le maire

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Tellement émue Mercé a demandé à Cécile de lire son discours

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Une musique exceptionnelle  pour le Chant des Partisans

 

Il est dommage que celui qui a créé le drapeau Marius Vallet en 2018 et qui le détient aie refusé de venir à la Citadelle.

 

27/09/2018

Le 75e anniversaire des 16 fusillés de la Citadelle

Hier matin 26 septembre les familles, les amis, les habitants des villages se sont souvenu que 75 ans auparavant 16 résistants ont été fusillés à la citadelle de Besançon. 4 appartenaient au groupe Marius Vallet et 12 au groupe Guy Mocquet.

Tous les ans à cette date une cérémonie officielle du souvenir est organisé à Larnod (le dimanche précédent cette date)ainsi qu'un recueillement en comité restreint à la stèle du rocher de Valmy le jour J. Tout cela ordonnancé par le "grand manitou" qui veut tout faire seul et surtout invité qui il veut.

Bien entendu je n'ai pas été invité (mon oncle Jean du groupe Marius Vallet a été fusillé). Alors je me suis rendu à la stèle du rocher de Valmy ce mercredi 26 septembre à l'heure où nos résistants sous tombés sous les balles du peloton d'exécution. J'ai déposé quelques roses avec un ruban bleu blanc rouge et aussi un autre ruban aux couleurs espagnoles. N'oublions pas que parmi les 4 fusillés du groupe Marius Vallet il y avait deux réfugiés politiques espagnols Saturnino Trabado et Balthazar Robledo. J'étais accompagné par mon ami Marcel lui aussi oncle d'un des fusillés du groupe Guy Mocquet.

Nous aurons l'occasion de nous retrouver pour honorer à titre posthume la mémoire de ces deux espagnols. La famille Trabado avait organisé un formidable voyage mémoire en 2015.

Mon appartenance à la grande famille des membres du groupe Marius Vallet et aussi l'origine de ma mère (née à BARCELONE en 1911 et  réfugiée politique espagnole en 1939) a permis un rapprochement de nos deux familles et nous vivons ensemble la mémoire de nos héros.

Voir aussi les autres notes dans ce blog.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Aux couleurs espagnoles et françaises

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En mémoire à nos héros

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En mémoire à nos héros

 

02/06/2018

Le drapeau de la discorde

Modifié le 01/06/2018

Cet hiver  un petit livre dont je serai l'auteur va sortir. Le titre pourrait être "Le drapeau de la discorde". Mais je parlerai du groupe Marius Vallet et des deux résistants espagnols fusillés et qui sont les oubliés de la nation.

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Dans le cadre de la journée nationale en souvenir des déportés j'ai assisté à la cérémonie au monument aux morts de Chouzelot.

Quelle ne fut pas ma stupeur de voir la remise d'un drapeau Marius Vallet à un habitant du village dont le grand-père est mort en déportation.

Depuis des décennies le souvenir de ce groupe de résistants a été occulté au profit du souvenir du groupe Guy Mocquet. Au cours des cérémonies de fin septembre au rocher de Valmy symbole de la résistance et par après au centre du village les responsables de l'organisation parlaient du groupe Guy Mocquet mais rien sur le groupe Marius Vallet. Ce groupe était composé d'une dizaine de résistants dont 4 ont été fusillés le 26 septembre 1943 dont deux réfugiés politiques espagnols qui sont les oubliés de la nation. Une résistante de ce groupe a été déportée et a eu la chance d'en revenir. Ces dix résistants étaient épaulés dans l'ombre par certains habitants qui l'on devait considérer, à juste titre, comme membres de ce groupe. L'un d'entre eux est mort en déportation en 1944.

Alors ce 29 avril un drapeau est apparu ! 1 personne a voulu ce drapeau (appuyé par la municipalité et par le responsable de l'autre groupe) mais sans en parler aux familles des résistants fusillés. Il aurait été logique d'en parler ensemble et aussi que toutes les familles soient invitées à cette remise de drapeau.

A la fin de cette cérémonie le porte-drapeau auto-proclamé s'est trouvé dans une parodie familiale ce qui n'a pas été du goût de certains.

J'ai pris la grave décision de ne pas reconnaitre ce drapeau dans l'état actuel des choses.

N'ayant jamais été invité aux cérémonies je continuerai à me rendre le 26 septembre à 8 h 30 au rocher de Valmy pour honorer les résistants fusillés et morts en déportation ainsi qu'une visite devant les 4 poteaux d'exécution à la citadelle de Besançon.

De nombreuses notes dans ce blog parlent des résistants fusillés en 1943.

Photo Jean-Jacques Compagnon

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Le drapeau de la discorde

 

Affaire à suivre !

Copie du courrier envoyé à Mme le maire, au président des A/C de Quingey.

Madame le maire, Monsieur le président des A/C du canton de Quingey
 
J’étais présent dimanche 29 avril à la cérémonie pour la journée nationale des déportés au monument aux morts de Chouzelot.
A ma plus grande stupéfaction j’ai vu la remise du drapeau Marius Vallet au petit-fils d’un déporté du village mort en déportation.
Qui a voulu ce drapeau ? Qui était au courant de ce drapeau ? Qui en a approuvé sa réalisation ? On ne ne parle même pas du financement (fond personnel, subvention de plusieurs associations, administration communale et même d’une banque locale)
Il aurait été nécessaire ou même obligatoire d’en parler avec les membres de la famille, dont je fais partie, des membres du groupe Marius Vallet fusillés (ils étaient 4) en septembre 1943 et des déportés (ils étaient 2) dont un est mort en déportation.
A cette journée nationale des déportés il y avaient eu beaucoup d’invitations : politiques locaux et départementaux, famille Marius Vallet des Verrières-de-Joux qui avait donné son nom à la création du groupe par Saturnino Trabado, associations et famille du déporté mort au camp en 1944. Au cours de cette cérémonie un valeureux combattant a reçu le TRN agrafe Algérie. Mais aucune invitation envers les familles des 4 fusillés dont un originaire du village. Chacun a en mémoire la parodie familiale autour du drapeau et de son porte drapeau à la fin de la cérémonie.
On se retrouve avec le même phénomène lors des cérémonies de fin septembre à Larnod. Qui doit être invité mais qui ne doit pas être invité !
 
Face à cette stupéfaction et découvrant l’intérêt de certains je prend la grave décision de refuser de reconnaitre ce drapeau dans l’état actuel des choses.
 
Toutefois je ne ferme pas totalement le contact. Je propose donc une réunion entre les intéressés pour préparer la présentation du drapeau à toutes les familles des membres du groupe Marius Vallet lors de la cérémonie de fin septembre. Cérémonie à la quelle toutes ces familles devront être invitées et où je demanderai la parole pour parler du groupe Marius Vallet dont les deux espagnols qui sont les oubliés par la nation française.
 
Salutations distinguées.
 
Jean-Jacques Compagnon
1 rue du Centre
25510 DOMPREL
 
03.81.58.35.54
06.82.97.97.72
 
Copie pour informations à : mairie Larnod, Avanne et Cessey, Famille Marius Vallet (par courrier postal), familles des 4 fusillés et déportés : Trabado (2), Robledo (1), Compagnon (9), président cantonal du souvenir français, ONAC 25, Flo Torrès-Nenning dont le père Jean Torrès, lui aussi réfugié politique espagnol, a été le compagnon de lutte des membres du groupe Marius Vallet, Cécile auteur du livre “Je vais être fusillé ce matin”, correspondante locale ER, président amicale Guy Mocquet et son porte drapeau.
 

 

27/09/2017

74e anniversaire des 16 fusillés de la Citadelle

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Le 26 septembre 1943 4 résistants du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet tombaient sous les balles du peloton d’exécution des troupes ennemies. 

Tous les ans une cérémonie du souvenir à lieu à la stèle du rocher de Valmy. Depuis 2014 cette cérémonie officielle a lieu au monument aux morts de Larnod sur décision de "l'ordonnateur" de cette cérémonie qui en 2013 a fait ériger avec les deniers publics une stèle en mémoire des 31 résistants du groupe Guy Mocquet. Lors de l'inauguration en grand pompe de cette stèle il y avait parmi ces 31 noms le nom d'un survivant qui a participé à cette inauguration. Il faut préciser que c'est une histoire de famille entre ce survivant et "l'ordonnateur". Il aurait été judicieux d'y associer les 4 résistants du groupe Marius Vallet voir même les noms des autres résistants de ce groupe. Mais voilà "l'ordonnateur" a fait, une fois de plus, comme il a voulu et il a su mettre dans sa "poche" les investisseurs.

Depuis trois années je demande, en temps que représentant des familles du groupe Marius Vallet, d'être associé officiellement aux cérémonies et aux décisions les concernant mais voilà ça ne plait pas à "l'ordonnateur" qui gère l'organisation comme il veut et l'envoi des invitations officielles aux autorités et aux amis des amis. Je précise que tout se fait pour le groupe Guy Mocquet mais rien pour le groupe Marius Vallet. Il semble bien que les nombreuses autorités politiques, civiles et militaires invitées n'y voient que du "feu".

Ne voulant pas être au milieu de cette mascarade cette année j'ai pris la difficile décision de ne pas assister à la cérémonie du dimanche 24 septembre aux monuments aux morts du village et au dépôt de gerbe le jour avant au rocher de Valmy où 2 gerbes avaient été déposées. Un hommage c'est le jour anniversaire mais pas 3 jours avant !

Par contre je me suis rendu seul au rocher de Valmy le mardi 26 septembre au matin à l'heure (entre 7 h 36 et 8 h 25) où il y a 74 ans nos héros étaient fusillés à la Citadelle de Besançon. Quelle émotion quand j'ai égrené, seul, les noms de nos héros Morts pour la France et après quand j'ai conversé par téléphone à Barcelone avec la petite fille d'un résistant espagnol fusillé.

 

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Photos Jean-Jacques Compagnon

le 26/09/2017 à 8 h 28 et 8 h 40

Le mât des couleurs était dépouillé du drapeau

15/07/2017

La stèle du Rocher de Valmy a été taguée

Stupeur au Rocher de Valmy ! La plaque portant 20 noms de nos héros de la résistance, dont 16 fusillés le 26 septembre 1943 (4 du groupe Marius Vallet et 12 du groupe Guy Mocquet) et 4 résistants morts en déportation, a reçu des graffiti écrits au stylo feutre indélébile.

Photos Jean-Jacques Compagnon

 

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Ça veut dire quoi ?

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1 E à la place d'un 0 et le dernier E semble venir d'un autre alphabet

Le nom est déformé

Une insulte envers nos héros des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet qui ont défendu notre territoire face à l'invasion ennemie et qui ont payé de leur vie leur amour pour la patrie.

Une insulte envers Pierre Brossolette résistant de la 1ere heure, ennemi juré de Jean Moulin préfet proche du général de Gaulle mais chacun a combattu à sa manière dans la résistance pour notre patrie. Pierre Brossolette (alias Paul Boutet) s'est suicidé pour ne pas parler sous la torture le 22 mars 1944 dans les locaux de la gestapo à Paris. Pierre Brossolette est, enfin, rentré au Panthéon en 2015. Jean Moulin est entré au Panthéon en décembre 1964.

Une première plainte a été déposée en nom propre de l'amicale en souvenir du Groupe Guy Mocquet dès le 7 juillet. Il aurait été judicieux de le faire en étroite collaboration avec ceux qui perpétuent le souvenir du Groupe Marius Vallet.

Une deuxième plainte a donc été déposée le 10 juillet au nom des familles des fusillés du groupe Marius Vallet que j'ai l'honneur de représenter.

L'enquête est en cours. Ces graffiti seront prochainement effacés par les services techniques de la mairie de Avanne.

N'oublions pas que en 2015 et 2014 des gerbes de fleurs déposées lors des cérémonies de septembre en mémoire des 16 fusillés de la Citadelle ont été jetées dans le ravin.

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Article rédaction Besançon et photo du correspondant de Fontain

Larnod a toujours été connu pour être le centre névralgique de la résistance avec la commune de Chouzelot, un chemin forestier qui démarre dans la vallée vers Busy/Larnod conduit en passant à proximité du Mont Gardot directement à Chouzelot. En cours de route dans ce chemin on y rencontre 2 monuments en mémoire de la guerre de 1870. De Larnod partaient la plupart des actions de sabotage contre l'ennemi. Tous les villages des alentours ont été impactés par les actions des résistants.

La stèle du rocher de Valmy, située sur une proéminence en bordure de la RN 83 et qui surplombe la vallée du Doubs, est bien sur la commune de Avanne mais l'accès se fait obligatoirement par la commune de Larnod.

Elle a été édifiée à la fin des hostilités par tous les survivants  des groupes Marius Vallet et Guy Mocquet en souvenir des 16 fusillés et des 4 morts en déportation. Les pierres constituant l'ossature ont été ramassées ici et là dans la forêt.

Le 26 septembre (ou le dernier dimanche de septembre) à Larnod la mémoire envers les 16 fusillés de la Citadelle et des 4 morts en déportations (dont les noms sont inscrits sur la stèle du Rocher de Valmy) fait l'objet d'une cérémonie du souvenir. C'est donc la cérémonie des fusillés de la Citadelle et non des résistants de Larnod (comme on peut l'entendre à chaque fois). Bien entendu cette cérémonie du souvenir se porte aussi vers tous les résistants qui ont payé de leur vie (il y a eu 100 fusillés de 1940 à juillet 1944 à la Citadelle).

 

 

05/12/2016

Claude Marsoudet nous a quittés

En début 1943 Claude avait 13 ans. La résistance contre l'ennemi était à son apogée même à Cessey. La famille de Claude recevait clandestinement le soir 2 résistants espagnols qui avaient fuit le régime franquiste. Claude était très impliqué avec Saturnino Trabado qui venait le plus souvent dans la ferme familiale.

En avril et mai 1943 les résistants du groupe Marius Vallet ont tous été arrêtés les uns après les autres sur dénonciation, enfermés et torturés à la prison de la Butte à Besançon. Le 26 septembre 1943 4 d'entre eux et 12 du groupe Guy Mocquet sont tombés sous les balles du peloton d'exécution ennemi. Saturnino Trabado est enterré à la nécropole nationale au cimetière militaire de Besançon Saint Claude à coté de son compatriote Baltazar Robledo.

En novembre 2014 le hasard a voulu que Mercè et Nùria Trabado croisent ma route sur internet au travers de ce blog. Elles ne savaient même pas où leur grand-père Saturnino était enterré.

En février 2015 elles ont entrepris une formidable voyage mémoire. J'ai eu l'honneur de les guider au cimetière, à la citadelle de Besançon, au rocher de Valmy, aux entrepôts Carmille à Larnod, à Quingey, à Goux-sous-Landet et à Cessey mon village natal où une plaque rappelle le sacrifice des deux espagnols. Nous avons été reçus officiellement par la municipalité.

Et après nous sommes allés chez Claude Marsoudet ancien maire. C'est avec les larmes aux yeux qu'il a reçu les deux petites-filles de celui qu'il avait côtoyé 72 ans auparavant. Quelle émotion !

Parler de Claude c'est dire aussi son implication dans la vie municipale. 59 années au service de ses concitoyens dont 16 années comme secrétaire de mairie en 1955 auprès de Hubert son père qui venait d'être élu maire. En 1971l lui succède jusqu'en 2014 sans discontinuer.

De nature discrète Claude nous a quittés discrètement le 30 novembre dans sa 87e année laissant dans le désarroi sa famille et ses nombreux amis.

Depuis Barcelone Mercè et Nùria Trabado se sont associé à la peine de la famille Marsoudet et gardent en mémoire le souvenir de celui qui a côtoyé leur grand-père en 1943.

Article nécrologie fait par le correspondant local ER

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Photo Jean-Jacques Compagnon

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Quel symbole

15 Février 2015

72 ans après Mercè et Nùria font la connaissance de celui qui a côtoyé leur grand-père Saturnino