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03/10/2021

78 e anniversaire des 16 fusillés de la citadelle de Besançon

26 septembre 1943, 26 septembre 2021

Cela fait 78 ans jour pour jour que 16 résistants sont tombés  sous les balles du peloton d’exécution de l'armée d’occupation. 4 appartenaient au groupe Marius Vallet (Saturnino Trabado, Balthazar Robledo tous deux espagnols, Paul Paqueriaud et Jean Compagnon et les 12 autres appartenaient au groupe Guy Mocquet. Traditionnellement une cérémonie est organisée au monument aux morts de Larnod. Gérée par l'ordonnateur responsable de l'amicale en souvenir du groupe Guy Mocquet cette cérémonie rassemble beaucoup de monde. Les cartons d'invitations ont en en-tête le préfet, le maire et l'ordonnateur. Mais depuis bien longtemps les familles des fusillés du groupe Marius Vallet dont 2 familles espagnoles ne sont pas invitées. Cette année en juin j'avais demandé expressément au maire de Larnod que nous, les familles des fusillés du groupe Marius Vallet, puissions recevoir une invitation officielle. Je n'ai jamais eu de réponse, ce que je prends pour un refus de la part de l'ordonnateur qui gère son carnet d'invités comme bon lui semble. Alors nous avons décidé de faire nous même notre cérémonie du souvenir qui a été relayée en deux fois dans la presse.

Mercé Trabado, petite fille de Saturnino, est venue depuis Barcelone pour honorer son grand-père et les autres. Elle tenait à être ici en ce jour du 78e anniversaire.

Le 26 à 8 h 30, heure à la quelle le dernier groupe de 4 résistants est tombé, nous étions là pour déposer une gerbe Marius Vallet. Il y avait là Mercé Trabado, Marcel, Jean-Jacques, Bernard, Flo*et Alain, Jean-Louis et j'ai dit quelques mots. Un peu plus tard nous nous sommes retrouvés à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude devant les croix blanches de Saturnino et Balthazar. Cécile du musée de la Résistance et de la Déportation est venue se joindre à nous et j'ai prononcé un discours. J'ai pu faire découvrir à Mercé, Flo et Alain la crypte de la Chapelle des Buis où sont inscrits 6300 noms de héros de la résistance des 4 départements. Malheureusement il y manque les noms des 2 espagnols. Le frère franciscain responsable de la crypte nous a promis de faire le nécessaire pour réparer cet oubli. Dans l'après midi j'ai conduit Mercé, Flo et Alain à Cessey pour se recueillir devant la plaque commémorative des espagnols et nous avons rencontré à la demande de Mercé un presque nonagénaire qui, à l'age de 10/11 ans a connu Saturnino dans le village de Goux-sous-Landet. Un moment de grande émotion !

Photos Jean-Jacques Compagnon

 

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Rocher de Valmy Mercé dépose la gerbe Marius Vallet

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La gerbe Marius Vallet et celle du Souvenir Français

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Mercé Trabado

 

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Avec recueillement

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Cécile, Mercé avec le Souvenir Français

 

 

 

Jean Torrès *

 Jean Torrès la papa de Flo était lui aussi réfugié politique espagnol. Il a côtoyé dans la résistance le groupe Marius Vallet et il était devenu ami de Saturnino et Balthazar, ses compatriotes.

Articles de presse ER des 23, 27 et 29 septembre

 

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01/05/2020

Où est passée la sépulture de Tadeusz KACZMAREK

Modifié le 01 mai 2020 : La perspicacité des uns, la ténacité des autres ainsi qu'une volonté commune d'arriver à un résultat de recherches nous ont permis de vous annoncer que la sépulture de Tadeusz KACZMAREK vient d'être formellement localisée non pas au cimetière de Domprel mais dans une tombe regroupant 56 soldats polonais tombés au champ d'honneur dans toute la région. Le monument des Polonais comme l'appellent les gens de DAMPRICHARD. 50kms entre Domprel et Damprichard.

A la demande des autorités cette commune avait accepté le transfert des dépouilles polonaises. Tadeusz KACZMAREK, mort et enterré à Domprel le 19 juin 1940a été exhumé en début 1970 (ce qui correspond à la dernière vision de sa tombe) pour rejoindre ses compatriotes au cimetière de DAMPRICHARD.

D'autres informations vous parviendrons ultérieurement

Honneur à nos héros.

Merci à Antoine de Paris, à Alain généalogiste et au Souvenir Français de m'avoir soutenu en participant aux différentes recherches.

Photo Jean Bouquin CLP du secteur

Monument Polonais Damprichard (2) (Medium) (Personnalisé).JPG

La stèle en mémoire des soldats polonais

le nom KACZMAREK figure en 9e position en partant du bas bandeau de gauche

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Modifié le 15 avril 2020 : Les seuls documents en notre possession sont : l'acte de décès du soldat polonais (18 juin 1940) établit par le maire du village en début juillet 1940, un papier polonais (traduit en français) qui prouve que ce soldat est bien mort à Domprel et enterré au cimentière du village et un courrier de novembre 1958 du maire de Domprel envers le ministère qui certifie que la sépulture est bien en place et parfaitement bien entretenue. Le dernier souvenir des uns et des autres sur la vision de cette tombe (la croix avec le casque posé dessus) remonte à 1969/1970. Cette tombe a du être rasée. Quand au casque il a du être prélevé pour enrichir une collection personnelle ou alors enseveli dans la sépulture. Sa découverte nous apprendrait beaucoup.

Avec l'accord des municipalités (Domprel et Grandfontaine-sur-Creuse) le Souvenir Français va rénover le monument aux morts et les municipalités vont apposer une plaque en mémoire de ce héros polonais "Mort pour la France". Mais nous devons retrouver cette sépulture rasée.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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C'est dans le secteur de cette tombe isolée que la sépulture du soldat polonais devrait se trouver

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Monument aux morts intercommunal

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17/18 juin 1940. Les batailles faisaient rage dans tous le secteur aux portes du Haut Doubs : Pierrefontaine-les-Varans, Villers-Chief, Aissey, Fuans, Ouvans ... bizarrement le secteur de Domprel semblait épargné !

C'est pourquoi un soldat polonais Tadeusz Kaczmarek né le21octobre 1921 1re classe du centre des militaires polonais de Bressuire blessé très grièvement à Ouvans a été rapatrié par ses camarades à Domprel chez un agriculteur le 18 juin 1940. Malheureusement après l’extrême onction par l'abbé Saillard il devait décéder dans la nuit. Il a été enterré au cimetière du village et les anciens se rappellent de la croix qui supportait son casque. Brusquement le corps a été exhumé et parti pour un lieu inconnu (environ 15 ans après). En ce moment il n'y a aucune trace dans les archives si ce n'est le certificat de décès établi le 4 juillet 1940. Les deux nécropoles de Besançon et Rougemont ne connaissent pas ce soldat polonais.

Il semblerait donc que ce soldat polonais appartenait à un bataillon de la légion étrangère venant de Bressuire. Le bureau des anciens de la légion vient d'être contacté.

Je fais le relais pour essayer de récolter des informations sur cette sépulture déplacée et introuvable. Alors si vous avez des renseignements pouvant nous aider n'hésitez pas à me contacter par commentaire sur ce blog. Ensemble pensons à la famille polonaise qui recherche cette sépulture.

 

 

 

 

02/06/2018

Le drapeau de la discorde

Modifié le 01/06/2018

Cet hiver  un petit livre dont je serai l'auteur va sortir. Le titre pourrait être "Le drapeau de la discorde". Mais je parlerai du groupe Marius Vallet et des deux résistants espagnols fusillés et qui sont les oubliés de la nation.

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Dans le cadre de la journée nationale en souvenir des déportés j'ai assisté à la cérémonie au monument aux morts de Chouzelot.

Quelle ne fut pas ma stupeur de voir la remise d'un drapeau Marius Vallet à un habitant du village dont le grand-père est mort en déportation.

Depuis des décennies le souvenir de ce groupe de résistants a été occulté au profit du souvenir du groupe Guy Mocquet. Au cours des cérémonies de fin septembre au rocher de Valmy symbole de la résistance et par après au centre du village les responsables de l'organisation parlaient du groupe Guy Mocquet mais rien sur le groupe Marius Vallet. Ce groupe était composé d'une dizaine de résistants dont 4 ont été fusillés le 26 septembre 1943 dont deux réfugiés politiques espagnols qui sont les oubliés de la nation. Une résistante de ce groupe a été déportée et a eu la chance d'en revenir. Ces dix résistants étaient épaulés dans l'ombre par certains habitants qui l'on devait considérer, à juste titre, comme membres de ce groupe. L'un d'entre eux est mort en déportation en 1944.

Alors ce 29 avril un drapeau est apparu ! 1 personne a voulu ce drapeau (appuyé par la municipalité et par le responsable de l'autre groupe) mais sans en parler aux familles des résistants fusillés. Il aurait été logique d'en parler ensemble et aussi que toutes les familles soient invitées à cette remise de drapeau.

A la fin de cette cérémonie le porte-drapeau auto-proclamé s'est trouvé dans une parodie familiale ce qui n'a pas été du goût de certains.

J'ai pris la grave décision de ne pas reconnaitre ce drapeau dans l'état actuel des choses.

N'ayant jamais été invité aux cérémonies je continuerai à me rendre le 26 septembre à 8 h 30 au rocher de Valmy pour honorer les résistants fusillés et morts en déportation ainsi qu'une visite devant les 4 poteaux d'exécution à la citadelle de Besançon.

De nombreuses notes dans ce blog parlent des résistants fusillés en 1943.

Photo Jean-Jacques Compagnon

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Le drapeau de la discorde

 

Affaire à suivre !

Copie du courrier envoyé à Mme le maire, au président des A/C de Quingey.

Madame le maire, Monsieur le président des A/C du canton de Quingey
 
J’étais présent dimanche 29 avril à la cérémonie pour la journée nationale des déportés au monument aux morts de Chouzelot.
A ma plus grande stupéfaction j’ai vu la remise du drapeau Marius Vallet au petit-fils d’un déporté du village mort en déportation.
Qui a voulu ce drapeau ? Qui était au courant de ce drapeau ? Qui en a approuvé sa réalisation ? On ne ne parle même pas du financement (fond personnel, subvention de plusieurs associations, administration communale et même d’une banque locale)
Il aurait été nécessaire ou même obligatoire d’en parler avec les membres de la famille, dont je fais partie, des membres du groupe Marius Vallet fusillés (ils étaient 4) en septembre 1943 et des déportés (ils étaient 2) dont un est mort en déportation.
A cette journée nationale des déportés il y avaient eu beaucoup d’invitations : politiques locaux et départementaux, famille Marius Vallet des Verrières-de-Joux qui avait donné son nom à la création du groupe par Saturnino Trabado, associations et famille du déporté mort au camp en 1944. Au cours de cette cérémonie un valeureux combattant a reçu le TRN agrafe Algérie. Mais aucune invitation envers les familles des 4 fusillés dont un originaire du village. Chacun a en mémoire la parodie familiale autour du drapeau et de son porte drapeau à la fin de la cérémonie.
On se retrouve avec le même phénomène lors des cérémonies de fin septembre à Larnod. Qui doit être invité mais qui ne doit pas être invité !
 
Face à cette stupéfaction et découvrant l’intérêt de certains je prend la grave décision de refuser de reconnaitre ce drapeau dans l’état actuel des choses.
 
Toutefois je ne ferme pas totalement le contact. Je propose donc une réunion entre les intéressés pour préparer la présentation du drapeau à toutes les familles des membres du groupe Marius Vallet lors de la cérémonie de fin septembre. Cérémonie à la quelle toutes ces familles devront être invitées et où je demanderai la parole pour parler du groupe Marius Vallet dont les deux espagnols qui sont les oubliés par la nation française.
 
Salutations distinguées.
 
Jean-Jacques Compagnon
1 rue du Centre
25510 DOMPREL
 
03.81.58.35.54
06.82.97.97.72
 
Copie pour informations à : mairie Larnod, Avanne et Cessey, Famille Marius Vallet (par courrier postal), familles des 4 fusillés et déportés : Trabado (2), Robledo (1), Compagnon (9), président cantonal du souvenir français, ONAC 25, Flo Torrès-Nenning dont le père Jean Torrès, lui aussi réfugié politique espagnol, a été le compagnon de lutte des membres du groupe Marius Vallet, Cécile auteur du livre “Je vais être fusillé ce matin”, correspondante locale ER, président amicale Guy Mocquet et son porte drapeau.
 

 

06/04/2017

Le devoir de mémoire

Qu'adviendrait il si le devoir de mémoire n'était pas présent chez les uns ou les autres. C'est à nous de veiller à transmettre aux jeunes générations ce devoir de mémoire.

En février 2015 j'avais eu l'honneur d'être aux cotés des petites-filles Trabado qui étaient venues en voyage mémoire depuis Barcelone sur les traces de leur grand-père Saturnino fusillé le 26  septembre 1943 à la Citadelle de Besançon et enterré à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude. Maintenant elles savent et elles ont pu revenir avec leurs enfants (voir les nombreuses notes dans ce blog).

Le 30 mars 2017 est paru dans notre journal en rubrique "Un jour, une histoire" un article intitulé "Au nom du père" et écrit par Marion Jacob journaliste à Vosges Matin.

Marion Jacob relate avec émotion la venue au cimetière américain de Dinozé (88) de Jimmy Earley septuagénaire américain qui a retrouvé grâce à la complicité d'une association  la tombe de son père le sergent James Earley mort au combat près de Saint-Dié (88) le 16 novembre 1944.

Jimmy, en compagnie de Camélia son épouse, a pu fleurir la tombe de son père, là le super-intendant a remis à Jimmy le drapeau américain. Après une réception en mairie de Saint-Dié Jimmy a parcouru tous les lieux où son père a combattu.

Vous pouvez retrouver cet émouvant article ainsi que la photo sur www.vosgesmatin.fr/société/2017/03/30au-nom-du-pere.

Merci à Marion Jacob pour m'avoir autorisé à copier partiellement son article et à publier la photo.

Photo DR Vosges MATIN

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Jimmy EARLEY a fleuri pour la 1re fois la tombe de son père au cimetière de DINOZE