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29/09/2020

77 ans après le souvenir reste

Le 26 septembre 1943 dans la grisaille matinale 16 résistants, 12 du groupe Guy Mocquet et 4 du groupe Marius Vallet tombaient sous les balles du peloton d'exécution. Parmi les 4 résistants fusillés du groupe Marius Vallet il y avait 2 espagnols réfugiés politiques venus dans la région pour défendre notre territoire face à l'occupation ennemie, un résistant venant de la Côte d'Or et mon oncle Jean le jeune paysan communiste.

Saturnino Trabado et Balthazar Robledo ont été déclarés Mort pour la France qu'en 1983 soit 40 ans après. Depuis le voyage mémoire de la famille Trabado en février 2015 il m'aura fallut 4 années de tractations administratives envers les différents organismes et ministères pour que les familles reçoivent à titre posthume la médaille de la résistance française. Une cérémonie exceptionnelle et émouvante à la Citadelle de Besançon le 8 septembre 2019 en présence des deux familles venues spécialement de Barcelone et de Bilbao, des autorités militaires et civiles dont Brigitte Quichon consule honoraire d'Espagne, de 50 drapeaux d'anciens combattants mais le drapeau auto proclamé du groupe Marius Vallet a décliné mon invitation et donc refusé sa représentation.

Tous les ans une cérémonie a lieu le dimanche suivant le 26 septembre à Larnod plaque tournante de la résistance en 1940/1944. A cette cérémonie les familles des fusillés du groupe Marius Vallet ne sont jamais invitées si ce n'est le drapeau autoproclamé. Pourquoi ? la volonté d'un individu qui veut tout faire et tout seul ! Alors je n'y vais pas.

Alors tous les 26 septembre à 8 h 15, heure à laquelle le dernier groupe de 4 résistants est tombé sous les balles des bourreaux je me rend au Rocher de Valmy, stèle du souvenir où sont inscrits les noms des 16 fusillés et des 4 résistants morts en déportation pour y déposer une gerbe (Aux résistants Groupe Marius Vallet) en compagnie de Marcel et Jean-Jacques dont l’oncle et le cousin ont été fusillés le même jour. Marcel, Jean-Jacques et moi même membres du Souvenir Français.

Le temps passe mais le souvenir reste.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Honneur à nos héros

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La stèle du Rocher de Valmy le 26 septembre 2020 à 8 h 15

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Article ER Jean-Jacques Compagnon

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Article ER Correspondant local.

Les familles des fusillés du groupe Marius Vallet n'ont pas été invitées à la cérémonie

25/08/2020

Dragon 25 et la via ferrata à Ornans, encore et encore

La via ferrata d'Ornans a son dernier parcours classé ED (extrêmement difficile) donc réservée aux via ferratistes costauds. Tous les ans des novices se sont piéger à cette dernière partie et comme personne, dans le groupe, n'est capable de réagir avec un minimum de matériel de secours (il suffit d'une corde de 20 à 30 mètres, quelques mousquetons, une poulie et un bloqueur) quelqu'un du groupe fait le18. Les spécialistes du GRIMP arrivent et confirment la demande de Dragon 25 l'hélicoptère de la sécurité civile. En 3 temps, 2 mouvements le guignol du dimanche est déposé sur la terre ferme. Ce que personne ne sait c'est que la 1/2 heure de vol coute 3400 €. Cette somme n'est pas imputable à la personne secourue mais tout simplement sur les deniers publics (nos, vos impôts).

Viendra un jour que le remboursement cette somme sera demandée au bénéficiare qui devrait posséder une assurance RC.

Il faut aussi remarquer que les loueurs de matériel n'expliquent pas ou très mal aux demandeurs la manière de se servir de ce matériel (baudrier, longues amortisseurs) et la manière de progresser sur les différentes voies et surtout les mettre en garde sur les dangers relatif aux difficultés ED.

Lundi après midi un vacancier de 49 ans qui se croyait le plus beau le plus fort en a fait les frais ! Allo les pompiers je suis bloqué à la via ferrata à Ornans. Peu de temps après Dragon 25 treuillait un spécialiste GRIMP et clic, clac sur le câble du treuil.

Le temps de l'alerte, Dragon  décolle, passe prendre les deux spécialistes Grimp,10 à 15 minutes de vol pour arriver sur zone, vol stationnaire et action du treuil (descente et remontée), dépôt du via ferratiste* et retour à la base. Environ 40 minutes soit environ 4.200 €.

Sitôt posé auprès des pompiers au sol qui se sont enquéri de son état de santé il a rejoint sa famille et a réclamé une bière en disant "sympa le petit tour d'hélico". La prochaine fois il recevra la facture.

NB : La REGA Suisse qui vient parfois dans le secteur du Haut Doubs avec l'hélicoptère de sauvetage médicalisé facture systématiquement les interventions héliportées.

Photos ER

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Dragon 25 en approche sur zone

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Un petit tour dans les airs avant de retrouver le plancher des vaches

14/07/2020

Un tournesol à l'église des Monts-de-Villers Saint Lazare

Mais que fait il ici ! Un petit trou dans le mur de l'église et voilà un tournesol qui semble monter au ciel tout en regardant le monument aux morts des 4 villages (Germéfontaine, Vellerot-les-Vercel, Villers-Chief et Villers-la-Combe) n'en déplaise au maire de Villers-la-Combe.

Comment est il arrivé là ? le tournesol mais pas le maire ! Un défaut de joint, un petit trou, un petit coup de vent ou alors une graine déposée par un oiseau qui essayait de rentrer par ce trou, seul dieu le sait ou Saint Lazare ! Puisse t il être protégé, le tournesol, par la divinité des lieux et donner à manger aux oiseaux.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Amen

02/07/2020

80 années déja ! Hommage à Elie Normand.

Le 18 juin 1940 alors que de nombreuses batailles avaient lieu dans les villages des alentours, Pierrefontaine-les-Varans était envahi par l'armée d’occupation et par l'armée française appuyé par un bataillon de soldats polonais qui protégeait les autres villages.

Pour des raisons de vengeance personnelle l'armée d'occupation est venue extraire Elie Normand maire de La Sommette à son domicile par devant sa famille. Embarqué manu miitari par deux soldats d'occupation dans un sidecar (protégé par un camion bourré de soldats lourdement armés, Elie Normand fut débarqué à l'entrée de Pierrefontaine-les-Varans et muni d'une perche avec un drapeau blanc il reçu l'ordre de descendre à pieds la rue et évidemment, étant tellement visible, la première rafale fut pour lui. Son corps ne fut retrouvé que le lendemain.

Une stèle a été érigé à l'endroit où il est tombé et une rue porte son nom. Pierrefontaine-les-Varans lui a rendu hommage au travers d'une longue émission radio à Radio Collège Pergaud, la radio associative de collège. Un office religieux a précédé une cérémonie aux monuments aux morts où le sous-préfet et le maire ont longuement conversé avec la famille Normand.

Le matin la municipalité de La Sommette a tenu a rendre hommage à celui qui était maire en 1940. Le maire a détaillé les circonstances de sa mort et a déposé une gerbe tricolore. Les deux filles encore en vie Raymonde qui va sur sa 101e année et Geneviève qui va sur sa 93e année étaient là en se rappelant ce 18 juin 1940 où elles ont vu leur père Elie embarqué par l'ennemi. Son nom figure au monument aux morts, un plaque rappelle son souvenir dans la salle du conseil à la mairie et une rue porte son nom.

Ce devait être une grande cérémonie du souvenir  mais les réglementations sanitaires ne l'ont pas permis.

Une excuse pour les absents ! Le devoir de mémoire se perd de plus en plus ! même dans la famille !

Elie Normand est mort en héros dans le cadre de ses fonctions de maire.

 

Photo Jean-Jacques Compagnon

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Honneur, souvenir et respect

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Elie Normand avait 62 ans

02/05/2020

Nos héros au quotidien face à la pandémie Covid 19

Depuis presque 2 mois la France et ses territoires, mais aussi bon nombre de pays de différents continents, se battent contre la propagation du virus. Des milliers de morts dont 23500 en France. Des mesures exceptionnelles ont été mises en place. Le personnel médical de tous grades est à rude épreuve et subit, lui aussi les assauts du virus en y laissant parfois leur vie.

Médecins, infirmières, aides soignants, personnel de service hospitalier, pompiers, ambulanciers, pilotes d'hélicoptère, d'avion ...  méritent le soutien et le respect de toutes et tous

Mais sans oublier tous les autres qui sont au service des malades : service d'aide à la personne, CCAS ... sans oublier tous ceux qui se soucient du bien être de la population dans les villages : épicier ambulant, boulanger, porteur du journal à domicile, les services de la poste qui ont augmenté les capacités de distribution, sans compter sur le voisin qui se soucie de son voisin ...

On voit de part et d'autre différentes actions de soutien envers ces personnes tellement méritantes.

A Laviron, petit village de 400 habitants, les habitants du lotissement du Peu ont confectionné sur l'idée de Marie-Jeanne et Daniel une simple pancarte qui a été accrochée à un arbre. Dans trois angles de cette pancarte il y a des fleurs bien de chez nous et dans l'autre angle un papillon invite à gambader librement quand le confinement sera terminé.

Je vous laisse le soin de découvrir cette pancarte.

Photo Marie-Jeanne

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01/05/2020

Où est passée la sépulture de Tadeusz KACZMAREK

Modifié le 01 mai 2020 : La perspicacité des uns, la ténacité des autres ainsi qu'une volonté commune d'arriver à un résultat de recherches nous ont permis de vous annoncer que la sépulture de Tadeusz KACZMAREK vient d'être formellement localisée non pas au cimetière de Domprel mais dans une tombe regroupant 56 soldats polonais tombés au champ d'honneur dans toute la région. Le monument des Polonais comme l'appellent les gens de DAMPRICHARD. 50kms entre Domprel et Damprichard.

A la demande des autorités cette commune avait accepté le transfert des dépouilles polonaises. Tadeusz KACZMAREK, mort et enterré à Domprel le 19 juin 1940a été exhumé en début 1970 (ce qui correspond à la dernière vision de sa tombe) pour rejoindre ses compatriotes au cimetière de DAMPRICHARD.

D'autres informations vous parviendrons ultérieurement

Honneur à nos héros.

Merci à Antoine de Paris, à Alain généalogiste et au Souvenir Français de m'avoir soutenu en participant aux différentes recherches.

Photo Jean Bouquin CLP du secteur

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La stèle en mémoire des soldats polonais

le nom KACZMAREK figure en 9e position en partant du bas bandeau de gauche

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Modifié le 15 avril 2020 : Les seuls documents en notre possession sont : l'acte de décès du soldat polonais (18 juin 1940) établit par le maire du village en début juillet 1940, un papier polonais (traduit en français) qui prouve que ce soldat est bien mort à Domprel et enterré au cimentière du village et un courrier de novembre 1958 du maire de Domprel envers le ministère qui certifie que la sépulture est bien en place et parfaitement bien entretenue. Le dernier souvenir des uns et des autres sur la vision de cette tombe (la croix avec le casque posé dessus) remonte à 1969/1970. Cette tombe a du être rasée. Quand au casque il a du être prélevé pour enrichir une collection personnelle ou alors enseveli dans la sépulture. Sa découverte nous apprendrait beaucoup.

Avec l'accord des municipalités (Domprel et Grandfontaine-sur-Creuse) le Souvenir Français va rénover le monument aux morts et les municipalités vont apposer une plaque en mémoire de ce héros polonais "Mort pour la France". Mais nous devons retrouver cette sépulture rasée.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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C'est dans le secteur de cette tombe isolée que la sépulture du soldat polonais devrait se trouver

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Monument aux morts intercommunal

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17/18 juin 1940. Les batailles faisaient rage dans tous le secteur aux portes du Haut Doubs : Pierrefontaine-les-Varans, Villers-Chief, Aissey, Fuans, Ouvans ... bizarrement le secteur de Domprel semblait épargné !

C'est pourquoi un soldat polonais Tadeusz Kaczmarek né le21octobre 1921 1re classe du centre des militaires polonais de Bressuire blessé très grièvement à Ouvans a été rapatrié par ses camarades à Domprel chez un agriculteur le 18 juin 1940. Malheureusement après l’extrême onction par l'abbé Saillard il devait décéder dans la nuit. Il a été enterré au cimetière du village et les anciens se rappellent de la croix qui supportait son casque. Brusquement le corps a été exhumé et parti pour un lieu inconnu (environ 15 ans après). En ce moment il n'y a aucune trace dans les archives si ce n'est le certificat de décès établi le 4 juillet 1940. Les deux nécropoles de Besançon et Rougemont ne connaissent pas ce soldat polonais.

Il semblerait donc que ce soldat polonais appartenait à un bataillon de la légion étrangère venant de Bressuire. Le bureau des anciens de la légion vient d'être contacté.

Je fais le relais pour essayer de récolter des informations sur cette sépulture déplacée et introuvable. Alors si vous avez des renseignements pouvant nous aider n'hésitez pas à me contacter par commentaire sur ce blog. Ensemble pensons à la famille polonaise qui recherche cette sépulture.

 

 

 

 

09/04/2020

A Domprel et dans les villages des alentours. La centenaire de Domprel

Ne plus voir de voitures, ou presque, c'est un signe que les restrictions de déplacement dérogatoire sont bien en place et que les usagers respectent. Après une période douloureuse en début de semaine 14 il semble que la situation, si elle ne s'améliore pas notoirement, a tendance à se stabiliser. Certains magasins, commerces, artisanats ... sont fermés, d'autres sont ouverts tels les supermarchés ... L'épicier, le boulanger passent, comme avant. La porteuse du journal est toujours fidèle à sa régularité et le journal est dans la boite aux lettres vers 6 h 30, 6 h 45 au plus tard.

Mais, mais le gros problème vient de la poste pour la distribution du courrier et le relevage des boites à lettres. Ça ne fonctionne que 2 à 3 jours par semaine. Les bureaux de poste ont réduit les horaires d'ouverture et fonctionnent bizarrement. Les agences postales arrivent à fonctionner comme l'ouverture des secrétariats de mairie tant dis que les relais postaux (magasins ...) fonctionnent très bien mais en étant tributaires du relevage du courrier. De sérieux problèmes vont arriver notamment pour les délais de paiement des factures (EDF, Eau ...)qui ont des délais très courts de paiement.

Beaucoup d'activités commerciales, associatives, touristiques ... ont du annuler leurs programmes jusqu'à la fin de l'été, tel un autocariste qui a sa clientèle dans tout le secteur dont 3 au village.

La centenaire du 13 mars à Domprel,  toujours en pleine forme, a pris avec philosophie ce confinement et se contente de la présence de deux de ses filles qui viennent à tour de rôle pour s'occuper d'elle. Faut il remplir l'attestation de déplacement dérogatoire même pour 50 et 250 mètres à pied ! Peut être la faut il ? pour se déplacer en voiture sur 400 mètres ! c'est pour ça que !!! suivez le guide !!!

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Bienvenue à Domprel chez la centenaire

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 Votre non participation est remarquée ! au revoir et peut être à ... oui peut être

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Après le premier passage piétons et juste avant le deuxième vous prenez la 2e à droite pour arriver chez la centenaire.

Même le boulanger, la factrice, le docteur ... connaissent l'adresse !

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Suivez les flèches

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Un magnifique livre. 5 pages sont dédiées à notre centenaire.

21/03/2020

Domprel honore sa première centenaire

Raymonde est née le 13 mars 1920 à La Sommette. Après avoir vécu les affres de la guerre notamment le 18 juin 1940 elle épouse, en 1946 Laurent de Domprel qui revenait d'un camp de prisonniers en Poméranie. 5 filles sont venues égayer son foyer et par après 15 petits-enfants et 21 arrière-petits-enfants. Laurent, son mari, est décédé en 1994.Elle est toujours restée seule dans sa maison de "chez Gaudy" située au centre du village.

En ce vendredi 13 mars 2020 (n'y voyez aucune superstition) en marge des restrictions gouvernementales, dues au début de l'épidémie Covid 19, qui allaient être mises en place dès le début de la semaine suivante la municipalité a organisé une sympathique réunion à la salle polyvalente du village en l'honneur de Raymonde doyenne et première centenaire au village en présence de sa famille et d'une grande partie du village. Il y avait notamment sa fidèle voisine l'autre Raymonde qui lui rend toujours visite et comme certains disent : quand deux Raymonde se rencontrent elles se racontent des histoires de Raymonde et beaucoup de potins. Pire que des pipelettes !

Et aussi sa petite sœur âgée de 93 ans, elle était là.

Raymonde a eu les honneurs de 5 pages d'un très beau livre paru en octobre 2019 :

Sur les routes de campagne 26 portraits pour raconter la vieillesse

En cette période de pandémie elle est toujours seule dans sa maison. Deux de ses fidèles filles habitants le village (à 50 et 200 mètres) sont très présentes auprès d'elle. Quand aux deux autres filles, une fidèle habite un village voisin à 6 kms mais maintenant ça devient problématique avec les déplacements dérogatoires  tant dis que l'autre habite en région parisienne ! A la demande de la famille les services de l'ADMR  ont été suspendus provisoirement (pourquoi ?), ce qui fait beaucoup de travail aux filles de notre centenaire.

Mais me direz vous, où est donc passée la 5e ! Là stop : mes commentaires s’arrêtent là ! pour le moment !

Photo Jean-Jacques Compagnon

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Devant le tableau représentant la maison où elle est née

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Avec l'aimable autorisation des auteurs du livre

Sur les routes de campagne 26 portraits pour raconter la vieillesse

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Un article "Portrait en tête de page",c'est un honneur pour le journal et pour Raymonde. Ce qui n'a pas été du goût de certains qui voulaient voir l'article dans le journal en pleine semaine.

et ce journal du dimanche 15 mars est un cadeau symbolique pour celle qui n'est abonnée que la semaine.

 

 

 

22/09/2019

76 années après ils reçoivent la médaille de la Résistance Française

Modifié le 26 septembre 2019 à 17 h 10

Aujourd'hui cela fait 76 ans que 16 résistants ont été fusillés. Comme tous les 26 septembre, j'étais ce matin à 8 h 30, à l'heure où le dernier groupe a été fusillé à la Citadelle de Besançon,  au rocher de Valmy pour y déposer une petite gerbe aux couleurs françaises et espagnoles. Mon ami Marcel était avec moi.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Stèle du rocher de Valmy surmontée d'une croix de Lorraine

La stèle du rocher de Valmy a été érigée en souvenir des 16 fusillés et des 4 résistants morts en déportation à partir de 1946 par les rescapés des deux groupes sur une proéminence en bordure de la nationale 83 commune de Avanne (passage obligé par Larnod). Inauguration officielle en 1948 devant une foule considérable. Au jour d'aujourd'hui il reste un résistant ayant participé à cette construction et qui va avoir 97 ans.

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On aurait pu les appeler les "Oubliés de la Nation"

 

Le 15 février 2015 Mercè et Nùria Trabado effectuaient un formidable voyage mémoire. Elles voulaient connaitre le parcours de leur grand-père Saturnino héros de la résistance et fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon. (voir les notes des 08 et 19 février 2015).

A la suite de ce voyage mémoire votre blogueur qui avait guidé Mercé et Nùria découvre que Saturnino Trabado et son compatriote Balthazar Robledo lui aussi fusillé n'ont été déclarés "Mort pour la France" que le 16 août 1983 soit 40 années après. Après vérification ils n'ont reçu évidemment aucune médaille. Il n'en fallait pas plus pour que j'entame les démarches auprès des différents ministères et d'autres organismes dès mai 2015. Un parcours long, très long, semé d'embûches, de désappointements. En effet j’apprends en fin 2017 que rien n'est possible car une consigne datant de 1983 dit qu'il y a trop de temps passé entre le moment où les résistants ont été fusillés, le moment où ils ont été déclarés "Mort pour la France" et le moment de mes démarches. Il aura fallu l'intervention d'un député auprès de la secrétaire d'état de la ministre des armées pour que la situation de débloque. Entre temps Mercé Trabado de Barcelone a retrouvé les descendants de Balthazar Robledo dans la région de Bilbao.

Le 11 février 2019 je reçois un courrier m'informant que le ministère des armées sur avis très favorable de la commission nationale de la médaille de la résistance française attribue aux deux résistants espagnols cette médaille. Dès que le décret présidentiel a été signé il me fallait proposer une date et un lieu de cérémonie. Les familles espagnoles ont émis le vœu que cette cérémonie ait lieu à la citadelle devant les 4 poteaux d'exécution. D'emblée la date du 8 septembre 2019 a été acceptée et qui correspondait à la cérémonie de commémoration du 75 e anniversaire de la libération de Besançon. 4 mois de préparation, de discussion avec le délégué militaire adjoint du Doubs et le commandant de garnison. Il fallait respecter la rigueur militaire même avec des civils qui allaient recevoir à titre posthume les décorations. J'avoue que j'ai eu des périodes d'abattement et de doute. Je voyais mal les familles espagnoles au milieu des militaires mais le lieutenant-colonel et le commandant ont su me mettre en confiance. Et mes amis des médaillés militaires et du Souvenir Français me soutennaient.

Enfin le grand jour est arrivé. Mercé Trabado petite fille de Saturnino et Baltasar Robledo neveu de Balthazar se sont pliés avec aisance à cette rigueur militaire.

Et quand le général Baptiste délégué national de l'Ordre de la Libération a prononcé la phrase rituelle "Au nom du président de la république ..." j'étais dans un autre monde et ce n'est qu'après que j'ai réalisé d'être au bout de presque 4 années de galère et de voir les familles espagnoles recevoir ces médailles pour le courage et l'abnégation de leurs aïeux.

Beaucoup de personnalités militaires, politiques, associatives, préfectorales ...sont venus féliciter les familles espagnoles. Brigitte Quichon consul honoraire d'Espagne était auprès de ces familles et elle a dit "soyons fiers de ce qu'ils ont fait pour la France". C'est à ce moment là que j'ai eu une pensée pour ma mère elle aussi réfugiée politique espagnole et qui a bien connu Saturnino et Balthazar.

Mercé Trabado et moi même, nous entamons des démarches pour présenter une petite exposition sur le sacrifice des résistants. Cette exposition se fera à Barcelone, je pense au printemps 2020.

NB : Saturnino Trabado et Balthazar Robledo réfugiés politiques espagnols sont arrivés en France en 1939. Et se sont mis au service de la résistance dans le secteur de Larnod/Chouzelot/Cessey. Leurs capacités opérationnelles ont permis à la création du groupe Marius Vallet dont ils ont eu la responsabilité. Ils reposent à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Fleurissement offert par le Souvenir Français

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Cadeaux du Souvenir Français

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Familles Robledo à gauche et Trabado à droite

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Stèle du rocher de Valmy

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Réception en mairie de Cessey

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Balthazar Robledo

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Mercé Trabado

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Mercé Trabado et Balthazar Robledo

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Le général, le préfet et le maire

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Tellement émue Mercé a demandé à Cécile de lire son discours

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Une musique exceptionnelle  pour le Chant des Partisans

 

Il est dommage que celui qui a créé le drapeau Marius Vallet en 2018 et qui le détient aie refusé de venir à la Citadelle.

 

10/08/2019

Vacances insolites

Un chameau bâté comme un mulet, un jeune bœuf tirant une carriole d'intendance, un mouton et un chien et un jeune couple, la dame aux pieds nus, du genre hippie fort sympathique mais au caractère bien trempé guidant les animaux, voilà des vacanciers que personne n'a pu ignorer le long de la route.

Le 6 aout ils ont fait une halte à l'ombre sur le parking du centre commercial à Pierrefontaine-les-Varans. Du repos pour les animaux, des provisions au Maxi Marché et voilà cet équipage reparti ailleurs. D'où venaient ils ? où allaient ils ? Personne ne l'a su. Leur principal souci est que les animaux puissent s'abreuver régulièrement. Bon le chameau a une grande capacité à tenir sans boire (les deux bosses) mais quand même pas plus que quelques jours.

Tous les clients du centre commercial les ont pris en photo.

Bonne route !

Photo Jean-Jacques Compagnon

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