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01/01/2022

Vive 2022

Bonne et  heureuse année 2022. Espérons que cette année soit meilleure que l'année 2021 et que le COVID 19 puisse passer son chemin. Mais restons vigilants.

 

Mais on a encore vu des regroupements de réveillon de la Saint Sylvestre impensables et sans masques en extérieur. Si la plupart des associations avaient supprimé les festivités (déplacement en car, assemblée générale, réunion ...) d'autres qui se croient au dessus de tous soupçons ont cru bon maintenir les activités programmées. On a pu entendre "mais il ne peut rien nous arriver" et de toute manière on fait comme on veut. Il est vrai c'était juste avant le dernier conseil sanitaire. Le manque d'anticipation des uns aurait pu amener de gros problèmes aux autres.

Un réveillon de la Saint Sylvestre en famille devant un Mont d'Or chaud c'est l'idéal pour se préserver et préserver les autres.

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Pour éviter le crime de lèse-majesté il faut entamer un mont d'or par le centre avec une cuillère  moyenne ou un couteau à bout rond. Ce n'est pas un vulgaire camembert que l'on mange à Paris.

 

 

 

12/12/2021

Le maquis Jean COMPAGNON et son drapeau

Peu de personnes connaissaient l'existence du maquis Jean Compagnon et encore bien moins le drapeau du maquis Jean Compagnon. Jean Compagnon, le jeune paysan communiste de Chouzelot résistant du groupe Marius Vallet, a été fusillé avec ses 15 camarades le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon.

Venant d'Alsace Robert Braine, syndicaliste convaincu, membre du parti communiste et résistant de la 1re heure, est arrivé à Besançon en juillet 1944. Il a repris en main un groupe de maquisards sous le commandement FFI. Robert Braine alias le commandant Marceau (une avenue de Besançon porte désormais son nom) avait choisi le nom de ce maquis Jean Compagnon en référence syndicale et politique  à Jean Compagnon fusillé un an auparavant. Le drapeau était là en attente d’être brodé. Le 8 septembre 1944, dans la matinée, Robert Braine et son adjoint Louis Billot, sachant que Besançon était en cours de libération, patrouillaient dans le quartier de Montrapon à la recherche de poches ennemies. Brusquement Louis Billot a été touché par des ennemis embusqués. Quand Robert Braine s'est penché sur lui un milicien l'a abattu froidement d'une seule balle dans la nuque. Il a eu juste le temps de dire "Je meurs pour mes enfants, pour la France".

C'est ainsi que ce drapeau en attente de broderie est resté dans la famille Braine et remis récemment en lieu sûr dans un musée.

Même non brodé ce drapeau a une valeur mémorielle exceptionnelle pour Jean Compagnon et sa famille, pour le commandant Marceau et sa famille, pour les habitants de Chouzelot et pour les résistants. 

Un jour j'aurai l'honneur de présenter ce drapeau lors d'une commémoration.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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Il devait être brodé

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Le commandant Marceau

A 4 croix blanches sur la gauche il y a les 2 croix blanches des espagnols Saturnino Trabado et Balthazar Robledo

 

28/11/2021

Le Chemin des Résistants 1941/1943

Larnod, Busy-Larnod, Vorges-les-Pins, Chouzelot par Le Mont Gardot, Cessey et Goux-sous-Landet :  les chemins empruntés par notamment Saturnino Trabado et Balthazar Robledo employés dans une entreprise de TP à Larnod et c'est là que ces deux résistants espagnols sont devenus experts en maniement d'explosifs.

Certaines réunions secrètes se tenaient dans une maison située en bordure de la grande route à Larnod mais il y avait un très grand risque d'être découverts. Les deux résistants espagnols qui étaient en contact avec une famille de Chouzelot ont du déplacer les réunions clandestines dans cette maison à Chouzelot située en haut du village. A cette époque la végétation arrivait jusque vers cette maison ce qui masquaient leur arrivée le plus souvent à pieds. Là ils retrouvaient le frère et la sœur de cette famille ainsi qu'un autre résistant de la Cote d'Or. Les consignes étaient données pour prévoir les actions des jours suivants (sabotages, tickets de rationnement ...)

C'est dans cette maison sous la houlette de Roger Bourdy alias "Philippe" (un chef FFI national) que le groupe Marius Vallet a été officiellement créé en septembre 1942 et les deux espagnols en étaient les responsables. L'absence d'archives internes à ce groupe est expliquée par le fait que ces deux espagnols ne pratiquaient pas ou très peu la langue française. Il y avait bien sûr quelques autres membres dans ce groupe Marius Vallet notamment de Besançon et Ornans. sans compter sur ceux qui aidaient à chaque demande, à chaque besoin. On les appelait les "travailleurs de l'ombre".

Pour brouiller les pistes les deux espagnols allaient se cacher dans différentes maisons à Cessey en traversant la rivière et aussi à Goux-sous-Landet. Beaucoup de kms à pieds et parfois à vélo notamment  Cessey/Goux-sous-Landet.

C'est ce cheminement que je veux faire ressortir avec les photos des différents villages, passages et rendre hommage aux résistants du groupe Marius Vallet, à la famille Compagnon qui était propriétaire de cette maison et saluer les communes de Chouzelot, Cessey et Goux-sous-Landet dont les habitants ont tant fait pour les résistants

Le point central de ce cheminement est cette maison à Chouzelot où tant de choses ont été créées. Cette maison était à mes grands-parents paternels et on y retrouvait dans la famille deux membres du groupe Marius Vallet : Jean et sa sœur France.

Mais voilà le propriétaire actuel de cette maison refuse de m'ouvrir la porte pour que je prennes des photos  de la cave et d'un silo à grains où se tenaient les réunions. Pourquoi ce refus : certainement une sombre histoire sur la création, il y a 4 ans, du drapeau Marius Vallet. Ce drapeau a été créé par la volonté de une personne qui a su embobiner d'autres personnes pour le financement sans contacter les familles des résistants fusillés du groupe Marius Vallet et s'autoproclamer porte-drapeau (voire les différentes notes dans le blog). On ne sait pas qui a fait quoi et comment.

A défaut de pouvoir pénétrer dans cette maison je pourrais intervenir avec un drone pour prendre la façade arrière de cette maison (porte de la cave).

J'ai mis 5 années de tractation envers les différents ministères pour voir les familles de ces deux espagnols fusillés recevoir à titre posthume au cours d'une réception grandiose la médaille de la résistance française.  J'espère pouvoir mener ce projet "Le Chemin des Résistants" à bien mais il me faut de l'aide et non des refus et des "bâtons dans les roues".

Photos Jean-Jacques Compagnon

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L'entrée des participants se faisait par la cave en façade arrière

Maison partiellement rénovée en extérieur mais l'intérieur est d’après les dires resté en l'état

Cette maison a un passé historique. 4 de ses usagers (1941/1943) ont été fusillés le 26septembre 1943 à la citadelle de Besançon et n'oublions pas la fille de la maison France dite Jofrette, elle aussi résistante du groupe Marius Vallet, internée en camp de concentration et qui a eu la chance d'en revenir en mai 1945.

 

Les 4 fusillés du groupe Marius Vallet connaissaient cette maison

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Paul Paqueriaud 35 ans

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Balthazard Robledo 35 ans

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Saturino Trabado 32 ans

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Jean Compagnon 22 ans

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France Compagnon dite Jofrette

Elle a eu la chance de revenir en mai 1945

La maison que je cite était la maison de Jean et sa sœur France

 

Saturnino Trabado

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Les vendanges à Cessey en septembre 1942

Au centre avec un tablier Saturnino Trabado

A sa droite Denis un sympathique nonagénaire de Goux-sous-Landet qui aujourd'hui se rappelle très bien de cette journée de vendanges. Il avait à l'époque 10 ans.

A chaque venue dans le secteur ses petites filles Mercé et Nuria tiennent à venir saluer celui qui a côtoyé leur grand-père.

 

 

NB photos soumises à autorisation

 

 

 

 

 

 

03/10/2021

78 e anniversaire des 16 fusillés de la citadelle de Besançon

26 septembre 1943, 26 septembre 2021

Cela fait 78 ans jour pour jour que 16 résistants sont tombés  sous les balles du peloton d’exécution de l'armée d’occupation. 4 appartenaient au groupe Marius Vallet (Saturnino Trabado, Balthazar Robledo tous deux espagnols, Paul Paqueriaud et Jean Compagnon et les 12 autres appartenaient au groupe Guy Mocquet. Traditionnellement une cérémonie est organisée au monument aux morts de Larnod. Gérée par l'ordonnateur responsable de l'amicale en souvenir du groupe Guy Mocquet cette cérémonie rassemble beaucoup de monde. Les cartons d'invitations ont en en-tête le préfet, le maire et l'ordonnateur. Mais depuis bien longtemps les familles des fusillés du groupe Marius Vallet dont 2 familles espagnoles ne sont pas invitées. Cette année en juin j'avais demandé expressément au maire de Larnod que nous, les familles des fusillés du groupe Marius Vallet, puissions recevoir une invitation officielle. Je n'ai jamais eu de réponse, ce que je prends pour un refus de la part de l'ordonnateur qui gère son carnet d'invités comme bon lui semble. Alors nous avons décidé de faire nous même notre cérémonie du souvenir qui a été relayée en deux fois dans la presse.

Mercé Trabado, petite fille de Saturnino, est venue depuis Barcelone pour honorer son grand-père et les autres. Elle tenait à être ici en ce jour du 78e anniversaire.

Le 26 à 8 h 30, heure à la quelle le dernier groupe de 4 résistants est tombé, nous étions là pour déposer une gerbe Marius Vallet. Il y avait là Mercé Trabado, Marcel, Jean-Jacques, Bernard, Flo*et Alain, Jean-Louis et j'ai dit quelques mots. Un peu plus tard nous nous sommes retrouvés à la nécropole du cimetière de Besançon Saint Claude devant les croix blanches de Saturnino et Balthazar. Cécile du musée de la Résistance et de la Déportation est venue se joindre à nous et j'ai prononcé un discours. J'ai pu faire découvrir à Mercé, Flo et Alain la crypte de la Chapelle des Buis où sont inscrits 6300 noms de héros de la résistance des 4 départements. Malheureusement il y manque les noms des 2 espagnols. Le frère franciscain responsable de la crypte nous a promis de faire le nécessaire pour réparer cet oubli. Dans l'après midi j'ai conduit Mercé, Flo et Alain à Cessey pour se recueillir devant la plaque commémorative des espagnols et nous avons rencontré à la demande de Mercé un presque nonagénaire qui, à l'age de 10/11 ans a connu Saturnino dans le village de Goux-sous-Landet. Un moment de grande émotion !

Photos Jean-Jacques Compagnon

 

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Rocher de Valmy Mercé dépose la gerbe Marius Vallet

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La gerbe Marius Vallet et celle du Souvenir Français

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Mercé Trabado

 

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Avec recueillement

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Cécile, Mercé avec le Souvenir Français

 

 

 

Jean Torrès *

 Jean Torrès la papa de Flo était lui aussi réfugié politique espagnol. Il a côtoyé dans la résistance le groupe Marius Vallet et il était devenu ami de Saturnino et Balthazar, ses compatriotes.

Articles de presse ER des 23, 27 et 29 septembre

 

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12/08/2021

Disparition inquiétante en cours de randonnée au Piton de la Fournaise. Une randonnée à ne pas prendre à la légère

Modifié le 12 août 2021 vers 14 h30

Annonce faite sur tous les médias ce jeudi matin 12 août 2021 :

La famille de Brigitte Ligney arrête officiellement les recherches qu'elle avait entamées le 30 juillet à la suite des recherches faites par toutes les autorités  de l'ile de la Réunion et rentre en métropole sans avoir retrouvé le corps de Brigitte.

Un jour le squelette sera retrouvé (voir ci-dessous)

 

Modifié le 12 aout 2021 à 06 h 30

Une randonneuse  anglaise de 37 ans était portée disparue dans les Pyrénées espagnoles depuis octobre 2020. Elle était en solo. Son compagnon a fait de très nombreuses recherches après les recherches officielles. D'autres randonneurs ont découvert tout récemment (lundi 9 août) coté français des effets nécessaires à la randonnée dans un endroit difficilement accessible. Ces affaires appartenaient à la randonneuse; L'analyse des ossements a confirmé l’identité de la randonneuse. Certains de ces ossements ont été déplacés apparemment par des animaux sauvages tels que des ours.  L'origine du décès n'est pas connue officiellement mais pourrait être sans aucun doute une chute ayant provoqué de nombreuses fractures aggravées par une température nocturne  négative.

Photo Internet et PGHM

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Esther a été retrouvée 10 mois après sa disparition

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Toutes randonnées dans des sites ardus et compliqués peuvent générer des difficultés pouvant aller jusqu'à une disparition  totale.

Depuis le 26 juillet une sexagénaire partie en randonnée sur un des GR conduisant au Piton de la Fournaise en passant par le piton Bert sur l'ile de la Réunion ne donne plus signe de vie. Son mari qui avait quelques longueurs de retard s'est arrêté face aux difficultés, s'est abrité et dès le lendemain a pu joindre le PGHM qui est venu le récupérer. C'était à 2200 mètres. Mais aucune trace de son épouse.

Ses enfants sont venus depuis le Haut Doubs et participent aux recherches avec la gendarmerie, la population et les fins connaisseurs de ce site. Mais au bout de 11 jours il n'y a plus d'espoir de la retrouver en vie (chute dans des crevasses, température négative la nuit même en zone de moyenne montagne ...).  Certes cette sexagénaire était partie avec un petit sac à dos contenant 4 barres chocolatées, une bouteille d'eau et une couverture de survie mais ne portait pas de vêtements et d'équipements adaptés pour ce type de randonnée menant au volcan à plus de 2600 mètres en altitude. C'était la 1re fois qu'elle venait à La Réunion. Elle a voulu s'engager pour découvrir cette mythique randonnée  sans en connaitre les difficultés et la dangerosité. Une randonnée à ne pas prendre à la légère.

Les recherches continuent et devraient permettre la découverte de la randonneuse.

Alain Bertil, un photographe spécialisé dans les volcans actifs, a livré ses impressions au journal Le Quotidien de la Réunion et vous verrez ci-dessous des extraits de son interview.

Photos et extrait article pris  sur le site numérique du journal "Le Quotidien de la Réunion" du 5 août 2021.

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Alain Bertil au Piton de la Fournaise

Le site du volcan est particulièrement apprécié des touristes et des Réunionnais. Mais selon vous, est-ce un site dangereux ?
– Le terme dangereux n’est pas la qualification de ce site que je mettrais en avant au préalable. Notre Piton de la Fournaise est fascinant, il a une célébrité mondiale, de par sa beauté et aussi ses nombreuses éruptions. Ses éruptions ne sont pas dangereuses, justement, puisqu’il s’agit d’un volcan rouge et donc effusif, bien loin de la dangerosité des volcans gris, explosifs. Maintenant est dangereux tout ce qui est fait imprudemment, comme une conduite routière non respectueuse des autres par exemple, ou toute autre activité menée sans les connaissances requises ou la prudence à observer. Dans cette optique, notre volcan peut devenir dangereux, puisqu’il y a des erreurs qu’il ne pardonne pas. Et on dira que l’erreur vient toujours de l’humain.

Quel type d’erreurs peut commettre un randonneur ?
– C’est de négliger le fait que ce volcan se situe à une altitude de moyenne montagne, à laquelle des situations rencontrées peuvent s’avérer létales, carrément, si on n’y est pas préparé ou qu’on manque d’équipement pour y faire face. Autre type d’erreur : se croire suffisamment en forme pour affronter tous types de situations, alors qu’une baisse subite de température peut entraîner une hypothermie contre laquelle on peut difficilement lutter si on n’a pas les équipements nécessaires. Il y en a d’autre encore mais on ne va pas ici en faire un listing exhaustif.

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                                          Au départ du GR menant à 2632 mètres en passant par le piton Bert

Ce dernier paragraphe ci-dessus est parfaitement explicite

Photos DR/Gendarmerie La Réunion sur site numérique Est Républicain

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Dans la grisaille de la montagne

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Dans la grisaille de la montagne

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Recherches dans des conditions dantesques

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Le sommet de La Fournaise à 2632 mètres

 

 

23/06/2021

Le soldat polonais Tadeusz KACZMAREK exhumé de l'oubli

(Voir note du 01/05/2020 Où est passée la sépulture de Tadeusz Kaczmarek)

Tadeusz Kaczmarek soldat polonais de la 2e division des chasseurs à pieds âgé de 19 ans grièvement blessé lors de combats à Ouvans (25) le 18 juin 1940 est mort à Domprel le même jour après avoir reçu l’extrême onction de la part de l'abbé Saillard. Sa sépulture est restée jusqu'en juillet 1970. L'exhumation a été réalisée de nuit en catimini (aucun document d'exhumation dans les archives). La sépulture de ce héros polonais a rejoint le cimetière  de Damprichard où 5 autres sépultures étaient là. Plus tard une stèle a été érigée en mémoire des 56 soldats polonais morts au combat dans le secteur. La plupart sont enterrés en Suisse.

Il nous aura fallu presque un an et demi de recherches pour retrouver cette sépulture. Le musée des armées, le Souvenir Français, un généalogiste reconnu, les anciens du secteur ont cherché et encore cherché pour enfin dénicher l'information tant recherchée : la sépulture avait été exhumée et transférée  à Damprichard et personne ne savait ou ne voulait le dire en raison du manquement administratif.

Sur proposition du Souvenir Français qui rénovait le monument aux morts du village un plaque en souvenir de ce héros a été scellée sur le monument. Le dévoilement officiel de cette plaque maintes fois reportée en 2020 a eu lieu de vendredi 18 juin 2021. Les maires des deux villages ont reçu les représentants du Souvenir Français, le général de brigade Alain Depardieu dont l'épouse est originaire de Pologne, les anciens combattants, l'ONAC, la population ...

Le général a parlé des batailles du 18 juin 1940 dans le secteur et rappelé la vie de ce jeune soldat polonais de la 2e division de chasseurs à pieds mort à 19 ans sur le sol de France.

Claire Humbert née Philippe avait 12 1/2 ans à l'époque. Elle se rappelle très bien de ce jeune soldat polonais qui lui a, dit avant de mourir dans un bon français "Au revoir mademoiselle Suzie".  Claire 93 ans a eu l'immense honneur de dévoiler cette plaque.

Voilà maintenant le nom de ce jeune soldat polonais scellé sur le monument aux morts de Domprel. Que sa mémoire reste !

Les écrits et les photos de cette cérémonie seront transmis à la famille en Pologne. Et plus tard nous aurons l'honneur de guider cette famille sur les traces de leur héros.

Photos Jean-Jacques Compagnon

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La plaque Tadeusz Kaczmarek

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L'appel des morts

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Le général Alain Depardieu

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Claire Humbert et le président du SF Valdahon

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Claire Humbert a dévoilé la plaque Tadeusz Kaczmarek

 

26/05/2021

Accident de Spéléologie Grotte des Cavottes

Dieu était avec son fidèle serviteur

La grotte des Cavottes, une grotte école facile à pratiquer si peu que les débutants soient bien encadrés, se trouve sur la commune de Montrond-le-Chateau. Elle a vu défiler des centaines et des centaines de pratiquants qu'ils soient spéléos avertis ou débutants.

Lundi de la Pentecôte un groupe de débutants est encadré par Benoit un enfant du cru (oh il est sexagénaire débutant). L'objectif de cette sortie était de visiter le réseau principal avec ses petites difficultés. Au menu doline d'entrée, ramping, passage étroit par la diaclase Duret, étroitures, le faux pas, le ressaut Fournier etc etc et surtout beaucoup d'explications sur la formation des grottes.

Benoit est un spécialiste du monde souterrain et aussi un fervent adepte de l'accompagnement des débutants surtout des ados et de la formation. Il n'a jamais compté le nombre de fois qu'il est rentré dans cette grotte mais ce n'est pas moins de 200 fois.

J'ai rencontré de nombreuses fois Benoit dans cette grotte et en cours de progression j'entendais son rire communicatif et je me disais "tiens voilà mon père". Non ce n'est pas mon papa ! mais Benoit est prêtre depuis au moins 30 années. Il allie sa passion de la spéléologie avec son service envers Dieu. Benoit l'ami de tous ! Alors lors de la rencontre dans la grotte c'est Bonjour mon père  et il répond avec sa jovialité légendaire Bonjour mon fils.

Ce lundi de la Pentecôte il était au fond de la grotte avec les débutants dans un endroit non accidentogène lorsque sa botte a glissé sur une plaque de terre et il a chuté de tout son poids sur un caillou qui se trouvait là. Il a entendu son coude droit craquer donc signe de fracture. Il faut savoir (et il le savait bien) que la moindre blessure sous terre pose de gros problèmes pour sortir. Il a vite compris qu'il fallait un déclenchement de secours. Il a mandaté deux participants qu'il sentait capables de sortir et en les briffant sur tel ou tel passage pour ne pas se perdre. Ceux ci sont ressorti sans encombre et ils ont pu prévenir les secours en donnant le maximum de précisions.

Par après les différents organismes de secours sont arrivés (pompiers et le GRIMP, Spéléo Secours Français (SSF), gendarmerie, service de la préfecture ...). Le médecin SSF a pu faire un bilan médical. L'évacuation a été faite sans brancard car le blessé pouvait tenir debout mais aidé par les différentes équipes de secours. Vers 4 h il a enfin retrouvé la surface et il a été transporté à l’hôpital. Aux dernières nouvelles Benoît a subit une opération pour double fracture du coude droit. Il va bien.

Avec le réconfort de ses amis spéléos, des paroissiens et de dieu il devra attendre un long rétablissement avec la rééducation.

Oui Dieu était avec son fidèle serviteur

Photos Est Républicain avec mes remerciements

 

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Très éprouvé Benoît retrouve les étoiles

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Enfin les étoiles

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Les pompiers du Grimp dans la doline d'entrée

Photos GSAM sur leur site internet avec mes remerciements

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La doline d'accès et le porche d'entrée

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La vire du Faux Pas , dessous un vide de 12 mètres

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Le ressaut Fournier (R7)  donnant accès à la suite du réseau

19/05/2021

DOMPREL sur des tee-shirt

Il fallait y penser. Promouvoir le village en faisant un cadeau.

Aina et Maria deux sœurs jumelles vont fêter bientôt leur 17 ième anniversaire à Barcelone. Elles aiment le comté, le morbier et surtout la cancoillotte. Maintenant on en trouve dans les mercatos en Espagne.

Joyeux anniversaire les filles en espérant vous voir cet été à Domprel.

Aina y Maria Feliz cumpleaños 17 besos grandes para cada uno
 
Photo Jean-Jacques Compagnon

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Feliz cumpleaños a los dos embajadores de Domprel

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Impression tee-shirt Sellerie du Haut Doubs à PLV

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15/05/2021

Le gouffre du Vauvougier : un sauvetage exemplaire les 8,9 et 10 mai 2021

Le gouffre du Vauvougier, situé sur la commune de Malbrans (25) est très prisé des spéléologues. Si il ne présente pas de dangers particuliers il faut être néanmoins être un spéléo confirmé  pour atteindre son terminus à  220 mètres. Un méandre assez serré entre deux puits et surtout une étroiture à moins 110 m qui limite le passage d'un spéléo de taille normale mais qui empêche le retour d'un spéléo blessé et sur civière sont les principales difficultés de ce gouffre en tenant compte aussi du puits d'entrée de 38 mètres qui devient impraticable en cas d'orage subit.

Samedi en début d'après midi un groupe de 5 spéléologues dijonnais s'engagent dans le gouffre en estimant leur sortie vers 20 heures. Malheureusement l'un d'entre eux fait une chute sur le dos après avoir passé la fameuse étroiture de moins 110. Il présente des douleurs au dos et au bassin et il ne peut pas se mouvoir ce qui laisse supposer des fractures.

Aussitôt deux de ces collègues remontent pour faire engager les secours (durée de la remontée environ deux heures) tandis que les deux autres installaient le mieux possible le blessé.

Aussitôt alerté le centre de traitement des alertes des pompiers (CTA/CODIS) engage de très gros moyens devant la suspicion de fracture de bassin et la difficulté d'évacuation. Ces moyens augmenteront en puissance. Le préfet qui est le responsable des secours délégue au sous préfet de l'arrondissement la responsabilité des secours qui a à disposition les pompiers dont l'équipe GRIMP (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) et d'autres personnels de logistique mais aussi des personnels du Secours Spéléo Français qui sont aptes à porter secours dans un gouffre car se sont des spéléos confirmés. NB : c'est le préfet qui désigne le conseiller technique départemental du Spéléo Secours Français. Et c'est le conseiller technique SSF qui est chargé de créer les différentes équipes aptes à intervenir dans le monde souterrain avec les différentes spécialités (médicale, agrès de déplacement, téléphone, logistique ...).

Au fur et à mesure les différents intervenants se sont engagés en équipe (contact avec le blessé et logistique, équipe médicale avec médecin spéléo; téléphone souterrain, préparation d'équipements de remontée de la civière et surtout équipe spécialisée dans la désobstruction notamment l'étroiture de moins 110 (maniement d'explosifs).

La prévision de sortie de la civière a été maintes fois reportées face aux différentes difficultés de cheminement de la civière. Ce n'est que le lundi vers 15 h que le blessé a pu voir le soleil et sous la pluie. Il aura fallu 16 heures de progression depuis de premier point chaud où était installé le blessé pour atteindre la sortie.

Après un bilan médical approfondi dans la tente du SDIS 25 le blessé a été transféré au CHU de Besançon par Dragon 25 l'hélicoptère de la Sécurité Civile. Au  dernière nouvelles le spéléologue souffrirait notamment d'une fracture du fémur.*

Un sauvetage exemplaire qui a nécessité environ 150 intervenants ( pompiers, spéléos du SSF dont certains venant des départements voisins ,gendarmes, autorités civiles et préfectorales ...). Certains spéléos  sont restés 20 heures auprès du blessé et ils étaient pris en charge par le personnel médical des pompiers dès leur sortie

Photos Est Républicain

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Les premiers véhicules de pompiers arrivent

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Prise en charge du blessé sur civière par les pompiers du GRIMP à la sortie du puits et il reste encore la tyrolienne de la doline

pour arriver à la tente médicale du SDIS 25

Fabrice casque jaune et combinaison bleue aperçoit enfin le soleil sous la pluie

Arrivée en haut de la doline

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Vue générale de la doline

au fond on aperçoit l'entrée du gouffre

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Arrivée dans la tente médicale du SDIS 25

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Photo Véronique Olivier

Installation du blessé à moins 120 mètres

.

N'oublions pas que les sauveteurs du Spéléo Secours Français 25 sont tous engagés en temps que bénévoles. La Fédération Française de Spéléologie est la seule association sportive à avoir créé et formé les équipes de secours au sein du SSF et assurent les dits secours sous l'autorité préfectorale.

Les accidents en milieu souterrain sont rares en raison de la prévention des risques et aussi la bonne formation des pratiquants qu'elle soit technique et pratique. Malheureusement la chute peut arriver. Et une blessure qui pourrait paraitre sans trop de gravité sur le plancher des vaches génère des problèmes d'évacuation si peu que la cavité présente des difficultés gênant la progression de la civière.

Dans le cas de ce sauvetage au gouffre du Vauvougier le 8,9 et 10 Mai c'est une autre "paire de manches" ! mais les spéléos du SSF ont su faire face !

Au Vauvougier le 16 juillet 1986 (il y a 35 ans) un spéléo belge suite à une fausse manœuvre a dévissé dans le puits d'entrée de 38 mètres depuis le départ, il a glissé le long de la corde d'équipement pour se retrouver sur le palier à moins 38 mètres en bascule au dessus du puits de 12 mètres. Les deux premiers pompiers arrivés auprès du spéléo ont pu constater que le bilan médical était très favorable : brulure à une main par le frottement de la corde et douleurs dans un pied sans troubles neurologiques. Aussitôt placé  en civière il a pu être treuillé en surface par la deuxième équipe de pompiers arrivés en renfort (dont votre blogueur). Dans le même temps le SSF arrivait. Cette intervention de secours a duré pas plus de 2 heures .

* Une fracture du fémur peut être dangereuse si elle est déplacée et surtout si le blessé a été manipulé sans précaution particulière. Dans le cas présent on peut dire que le spéléo dijonnais a été parfaitement pris en charge par l'équipe médicale (immobilisation du membre inférieur et du dos dans le civière adaptée, sédation anti douleurs etc etc) et que la manipulation par les différentes équipes de brancardage de la civière a été effectuée avec une parfaite maitrise des problèmes de déplacement pouvant survenir.

Ce gouffre je l'ai déjà fait maintes et maintes fois il y a de nombreuses années. Comme j'ai pu le dire un gouffre sans dangers particuliers mais sa pratique n'est pas pour des débutants. Maintenant je suis l'actualité telle qu'elle se présente.

 

25/02/2021

Raymonde la centenaire nous quittés, Elle fut, elle restera

Modifié le 25 février 2021 à 14 h 30

Elle fut, elle restera !

(voir l'épitaphe ci dessous sur le galet funéraire et dans l'album photo)

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Fêtée dignement par la municipalité le 13 mars 2020 Raymonde (5 filles,15 petits-enfants, 21 arrière-petits-enfants) a vécu le premier confinement sans problème. L'ADMR est revenue chez elle. 4 de ses filles ont toujours été très présentes et dévouées. Le deuxième confinement est arrivé. Raymonde s'en est fait une raison. Elle était là toujours vaillante qui aimait profiter du beau temps pour faire sa promenade quotidienne autour de sa grande maison, dépendre et plier son linge qui avait été lavé et pendu par les aides-ménagères. Samedi 7 novembre elle avait passé une excellente journée. Dimanche matin 8 novembre elle ne s'est pas réveillée.

Raymonde née le 13 mars 1920 est décédée à l'aube de sa 101 e année. Elle n'aura pas eu le bonheur de connaitre son 22 e arrière-petit-enfant qui est attendu pour le 13/14 novembre.

Elle est partie rejoindre Laurent son époux décédé en 1994 dans la tombe familiale.

Le galet sera  déposé quand la stèle tombale sera remise en place. Mise en ligne le 22 février 2021.

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Adieu Raymonde. Le souvenir reste.

Raymonde 3, 4 et 5 (2).jpg

Voir note du 21 mars 2020 "Domprel honore sa première centenaire"

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Le 17 novembre dans l'après midi, Hortense a poussé ses premiers cris.

C'est le 22e arrière-petit-enfant de Raymonde.

 

Message des auteurs Le Tour de France des Ainés

Livre où Raymonde occupait 5 pages

 

Bonjour,


C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons la disparition de Raymonde. Nous garderons en mémoire son humour et sa force de caractère.
Nous nous associons à votre peine et nous vous adressons toutes nos pensées en cette période difficile.


Bien à vous,